Hénart : «Relancer le Parti radical d'ici à 2010»

Publié le par PRG

Le Figaro, 28 Août 200
 «Une campagne va être lancée afin de tripler le nombre d'adhérents.»
INTERVIEW - Député de Meurthe-et-Moselle, Laurent Hénart est secrétaire général
du Parti radical.

LE FIGARO. Vous ouvrez aujourd'hui les universités d'été du Parti radical. Quels vont
être les grands axes de réflexion ?
Laurent HÉNART. Les universités d'été se tiennent huit mois après l'élection de
Jean-Louis Borloo à la tête du parti, cinq mois après les municipales et juste après
l'organisation d'un audit interne. Pendant trois jours, on va tâcher de remettre le Parti
radical en mouvement, de redéfinir son programme et son organisation. Nous sommes
une formation politique très ancienne, qui porte depuis très longtemps des valeurs
 fondamentales, comme la laïcité ou l'équité. Nous devons aussi devenir une force
de proposition.

Quelle va être la méthode employée pour ce faire ?
Nous avons un immense travail de réflexion à mener. Nous allons revoir l'organisation
militante du Parti radical. Il faut que nous soyons plus nombreux, plus présents dans les
débats et plus divers dans notre recrutement. Une campagne d'adhésion va être lancée
afin de tripler le nombre d'adhérents d'ici à 2010. Des plaquettes et des tracts vont être
distribués, le site Internet rénové, et les cadres du parti pourront suivre des formations.
Le but est de les mettre dans une démarche de contrat de progrès. Jean-Louis Borloo
s'est fixé 2010 comme horizon. On va engager une course de fond afin d'être prêts à peser
sur les grandes échéances électorales.

Le parti est pour l'instant associé à l'UMP. Allez vous prendre votre indépendance d'ici à 2012 ?
Nous avons soutenu le programme du candidat Sarkozy et fait des investitures communes
pour les législatives. Ce choix a payé sur le plan électoral. Le Parti radical a désormais
25 parlementaires, près de 150 maires et un millier d'élus. Quant au positionnement de
formation associée, il laisse à nos élus et à nos militants une grande marge de liberté.
Il ne nous empêche pas de faire valoir notre différence quand l'essentiel est en jeu.
Jean-Louis Borloo appelle cela «l'indépendance loyale».
Nicolas Sarkozy a souvent prôné un rapprochement des petites formations centristes.

Y a-t-il des projets en ce sens ?
Nous avons des contacts avec les autres partis, à commencer par le Parti radical de gauche.
S'il se pose des questions sur une éventuelle alliance, il est difficile de dire quelle sera sa stratégie
tant que le PS n'a pas choisi sa nouvelle direction. Le centre est aussi occupé par le Modem,
la Gauche moderne ou le Nouveau Centre qui sont des formations plus récentes. Laissons
leur le temps de s'installer et de se stabiliser. Après viendra l'heure des rapprochements.

 

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