Un proces renvoyé pour cause de ramadan, les radicaux de gauche réagissent

Publié le par PRG

NOUVELOBS.COM Le 5 Septembre 2008
Voici les réactions qui font suite au renvoi pour cause de "ramadan"
d'un procès d'assises à Rennes, vendredi 5 septembre :


LES MAGISTRATS

Laurent Bédouet, secrétaire général de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) :
"Cela me paraît assez surprenant", "au nom du principe de la laïcité". (Déclaration à l'AFP,
vendredi 5 septembre)

Emmanuelle Perreux, présidente du Syndicat de la magistrature (SM, gauche) :
La décision est "aberrante". "Il faut en revenir aux grands principes : on vit dans une
république laïque. Le service de la justice, c'est un fonctionnement républicain qui obéit
à ce grand principe de la laïcité et il ne peut pas être question que le cours de la justice
tienne compte de fêtes religieuses, quelles qu'elles soient".
"Le service public ne pourrait plus fonctionner normalement car dans toute religion, il y a
des fêtes".
Rien n'empêchait l'avocat de la défense d'intervenir une fois le procès entamé : "S'il estime
que son client est trop faible, il ordonne une expertise médicale et c'est sur la base de cette
expertise qu'on décide ou non le renvoi de l'affaire", explique-t-elle, soulignant que des reports
d'audiences pour raisons de santé se font "tous les jours". (Déclaration à l'AFP, vendredi
5 septembre)

LES POLITIQUES

Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG) : "C'est avec stupéfaction que
j'apprends qu'un magistrat rennais aurait accepté le renvoi d'un procès pour cause de ramadan !
Cette décision est une nouvelle étape dans l'abaissement du principe de laïcité en France".
Il entend saisir la garde des Sceaux, Rachida Dati, "pour obtenir des explications sur l'application
du principe constitutionnel de laïcité par les tribunaux en France."

LES ASSOCIATIONS

SOS Racisme "exprime sa plus vive surprise". "Si la cause du report du procès en question
était bien celle-là, il y aurait lieu de s’inquiéter de ces dérives pour le moins attentatoires aux
principes laïques de la République ainsi qu’au refus d’une vie publique communautarisée.
SOS Racisme rappelle son attachement au principe de laïcité qui, bien loin d’être une
machine de guerre contre tel ou tel, est un mode d’organisation de nos sociétés qui
garantit l’épanouissement des valeurs de liberté, d’égalité et d’universalité des droits."
(Communiqué, vendredi 5 septembre)

Publié dans PRGcom

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