Hollande: "ce n'est pas Bernard Tapie qu'il faut mettre en cause"

Publié le par PRG

PARIS, 10 septembre 2008 (AFP) - Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a jugé mercredi que "ce n'est pas Bernard Tapie", mais "le pouvoir politique", qu'il fallait mettre en cause dans l'arbitrage en faveur de l'homme d'affaires dans le litige avec le Crédit Lyonnais.

En demandant le recours à l'arbitrage, Bernard Tapie "a joué selon ses intérêts", mais "c'est le pouvoir politique qui lui a permis d'obtenir ce qu'il voulait", a déclaré M. Hollande à la presse, en marge de l'audition de l'ancien ministre de François Mitterrand par la commission des finances de l'Assemblée nationale.

"La seule question qu'il faut poser, c'est pourquoi le pouvoir politique, le président de la République, le ministre de l'Economie, ont autorisé la procédure d'arbitrage quand l'Etat avait intérêt à la poursuite de la procédure judiciaire", a-t-il dit.

"Ce n'est pas Bernard Tapie qui peut donner la réponse (...) Bernard Tapie a eu la franchise de dire que lui avait intérêt" à l'arbitrage, "compte tenu de son âge, de la longueur des procès qui se sont succédé, mais l'Etat avait un intérêt contraire", a-t-il ajouté en réitérant sa demande de commission d'enquête parlementaire.

"Aujourd'hui Bernard Tapie est plutôt l'ami de Nicolas Sarkozy", a-t-il souligné.

M. Hollande s'est défendu de tout suivisme par rapport au MoDem, dont le président François Bayrou a lui aussi demandé une commission d'enquête.

"On peut se retrouver sur un certain nombre de dénonciations mais sur le plan de la justice sociale, le Modem a des progrès à faire", a-t-il déclaré.

Publié dans tribune libre

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