Jean-Michel Baylet écrit à Sarkozy pour exiger, à une semaine du débat sur l'Afghanistan au parlement, une "clarification" de la stratégie française.

Publié le par PRG

PARIS, 14 septembre 2008 (AFP) - Les patrons du PS et du PRG, François Hollande et Jean-Michel Baylet et les deux présidents des groupes parlementaires PS, Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel, ont écrit samedi à Nicolas Sarkozy pour exiger, à une semaine du débat sur l'Afghanistan au parlement, une "clarification" de la stratégie française.

"Sept ans après" l'engagement de la France dans le cadre de la mission définie par l'Onu, "le constat est rude", écrivent-ils dans une lettre rendue publique dimanche. Ils s'inquiétent de "la sécurité plus précaire" aujourd'hui en Afghanistan, où "la population est de plus en plus incertaine" et "la coalition perçue comme une force occupante".

Ils évoquent encore la fragilité économique, démocratique et militaire du pays, ou "seule l'économie de la drogue semble avoir fortement progressé".

"Nous constatons un enlisement politique, militaire et diplomatique", poursuivent-ils.

"Alors que la stratégie américaine est de plus en plus contestée, la France ne peut accepter de s'impliquer davantage et plus longtemps sans contreparties", estiment-ils.

Jugeant que l'engagement de la France en Afghanistan" demeure aujourd'hui nécessaire", ils attendent "du débat parlementaire, le 22 septembre, que des conditions soient fixées".

"La France doit prendre l'initiative d'un débat avec ses alliés sur cinq points majeurs", préconisent-ils.

Ils demandent ainsi "une meilleure répartition des responsabilités au sein de la coalition", un élargissement de cette dernière, la relance d'un dialogue politique entre Afghans, une clarification avec le Pakistan et "l'établissement d'un calendrier sur les nouveaux objectifs de la coalition assorti d'un échéancier sur notre présence en Afghanistan".

Selon les signataires, "le débat du 22 septembre n'est pas de savoir si la France doit se désengager de l'Afghanistan, elle ne le doit pas, mais de définir à quelles conditions la présence de nos soldats peut contribuer à une paix durable, dans cette région comme dans le reste du monde".

"Avant de nous prononcer, nous attendons les clarifications indispensables", concluent-ils.

Publié dans PRGcom

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article