Retour aux urnes pour un tiers des sénateurs

Publié le par PRG

Ouest France le 19 septembre 2008
Plus de 50 000 grands électeurs éliront 114 sénateurs, dimanche. Trente-neuf départements sont concernés, dont quatre de l'Ouest.


Un tiers des sièges.
114 sièges sont à renouveler lors de l'élection de dimanche, dont ceux du Calvados (trois sièges), des Côtes-d'Armor, de l'Ille-et-Vilaine et du Finistère (onze sièges pour la Bretagne). Ces sièges sont répartis dans 39 départements de métropole et quatre collectivités d'outre-mer. Le nombre de sénateurs passe de 331 à 343. Il était déjà passé de 321 à 331 au renouvellement de 2004. Sur les douze nouveaux sièges créés, dix le sont pour tenir compte de l'augmentation de la population dans certains départements, deux sont réservés à Saint-Barthélemy et Saint-Martin, collectivités des Antilles nouvellement créées. Sur les 114 sièges à pourvoir, quarante le sont à la proportionnelle (dans les départements à quatre sièges et plus) et 74 au scrutin majoritaire (départements jusqu'à trois sénateurs).

 

Un scrutin d'élus. Les électeurs des sénateurs sont les députés, les conseillers régionaux, les conseillers généraux et les conseillers municipaux, ces derniers selon une proportion qui varie avec la taille des communes. Les petites sont beaucoup plus nombreuses et mieux représentées que les grosses, ce qui avantage la droite. Les sièges à pourvoir le seront par 50 873 grands électeurs, soit le tiers du corps électoral du Sénat. Les candidats doivent avoir au moins 30 ans mais, sauf exception miraculeuse, il est dans la nature de ce système électoral de fabriquer des sénateurs âgés.

 

Les sièges à renouveler. L'UMP, qui domine la Haute Assemblée, retourne devant les grands électeurs pour 56 de ses sièges, le PS pour 29, les communistes pour trois sièges, l'Union centriste pour quatre, les radicaux de gauche et de droite (RDSE) pour huit sièges, les non-inscrits pour un siège. Depuis 2004, l'UMP ne détient plus la majorité absolue.

 

Réforme ? Un certain nombre d'aménagements ont été introduits, ces dernières années, pour faire taire une contestation de plus en plus vive de la Haute Assemblée par l'opposition - Lionel Jospin s'y est cassé les dents - mais aussi par les citoyens : la durée du mandat a été ramenée à six ans, le nombre de sénateurs a été augmenté à ce scrutin et devrait encore passer à 348 en 2011. C'est d'ailleurs en 2011 que plus de la majorité des sénateurs seront élus au scrutin proportionnel. La contestation du Sénat ne porte pas seulement sur le mode de scrutin, mais aussi sur le train de vie du Palais du Luxembourg : 320 millions d'euros pour 331 élus sans compter le budget invisible. En gros, un million d'euros par élu.

Publié dans article sur le PRG

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