Le PS devrait gagner des sièges dimanche mais le Sénat restera à droite

Publié le par PRG

PARIS, 19 septembre 2008 (AFP) - L'élection sénatoriale de dimanche, dernier scrutin avant les européennes de juin 2009, devrait voir le PS gagner des nouveaux sièges, mais l'UMP, avantagée par le mode de scrutin, devrait résister et le Palais du Luxembourg rester ancré à droite.

Les nouveaux sénateurs seront élus, pour six ans, par un collège de "grands électeurs" dont 48.453 délégués des conseils municipaux (95 % du collège), 178 députés, 765 conseillers régionaux, 1.504 conseillers généraux.

Ils devront choisir entre 754 candidats.

L'UMP a perdu la majorité absolue qu'elle détenait dans la Haute-Assemblée lors du dernier renouvellement triennal de 2004 mais même si cette majorité devenait encore plus étroite dimanche, ce bastion traditionnel de la droite restera sans difficulté acquis à la majorité.

La droite devrait en effet limiter ses pertes grâce à la création de 12 nouveaux sièges et un mode de scrutin surreprésentant les petites communes rurales conservatrices.

"Nous aurons un certain reflux à cause des déconvenues aux municipales de 2008 mais globalement, si on raisonne en terme de majorité, nous devrions rester stables" a déclaré Alain Marleix, secrétaire national UMP aux élections et secrétaire d'Etat à l'Intérieur et aux collectivités locales.

Actuellement, la droite compte 159 UMP, 30 Union Centriste, 10 des 17 membres du RDSE, qui regroupe radicaux valoisiens et radicaux de gauche, et 6 non inscrits. Dans ce scrutin 56 UMP, 4 centristes, un non-inscrit et 5 radicaux de droite sont renouvelables.

La bataille pour la succession de Christian Poncelet à la présidence du Sénat continue d'ailleurs à se jouer au sein de la seule UMP et bat son plein, avec deux favoris, Jean-Pierre Raffarin et Gérard Larcher.

Le PS fulmine. "Je devrais m'attendre à voir la gauche devenir majoritaire si les principes de la démocratie étaient respectés et je suis en colère de voir que le vote exprimé par les électeurs aux élections locales ne se traduira par un vote conforme du Sénat", s'indigne le président du groupe Jean-Pierre Bel. Il s'attend, a-t-il dit vendredi à l'AFP, à un gain "autour de 10" sièges.

Après ses larges victoires aux municipales et cantonales de mars 2008, la gauche est en effet désormais majoritaire dans toutes les collectivités locales (20 régions sur 22, 58 départements sur 100), justement celles qui élisent les sénateurs.

Actuellement la gauche est représentée par 95 membres du groupe socialiste (dont 5 Verts), 23 communistes (CRC) et 7 radicaux de gauche (RDSE). Sont en jeu dimanche 29 sièges détenus par le PS, 3 par les PRG et 3 par le PCF.

42 sénateurs ne se représentent pas dont les ex-ministres socialistes Charles Josselin (70 ans) et Louis Le Pensec (71 ans) ainsi que Jacques Peyrat (UMP) l'ancien maire de Nice et ex-FN. Parmi les sortants qui se représentent, Jean-Pierre Bel (Ariège), le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (UMP) et Jean-Noël Guérini (PS) devraient retrouver leur siège.

Parmi les nouveau prétendants: les ex-ministres Charles Millon (Ain), Jean-Pierre Chevènement (MRC, Belfort), le numéro 2 du PS François Rebsamen (Côte d'Or) et Dominique Paillé (Français de l'étranger), porte-parole de l'UMP.

Publié dans PRGcom

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article