Extension de Roland-Garros: feu vert du conseil de Paris (PRG, PS...) à un concours d'architectes

Publié le par PRG

PARIS, 29 septembre 2008 (AFP) - Le conseil de Paris a autorisé lundi la Fédération française de tennis (FFT) à lancer un concours d'architectes pour l'extension du stade Roland-Garros sur le site du stade Georges Hébert (XVIème), qui en est éloigné de 4 à 500 mètres.

Une délibération en ce sens a été adoptée grâce aux voix PS, PCF, PRG et MRC. L'UMP, le groupe Centre et indépendants et le groupe Verts s'y sont opposés. Cependant, quelques élus Verts se sont abstenus. Jean-Luc Mano, adjoint PS du maire de Paris, élu du XVIème, était absent.

Le conseil a adopté en même temps un voeu de Jean Vuillermoz, adjoint PCF aux sports du maire de Paris Bertrand Delanoë, ouvrant d'autres pistes que le stade Georges Hébert.

Ce voeu indique en effet qu'il appartiendra à la nouvelle équipe de direction de la FFT, qui sera élue en février, "de faire part à la ville de ses projets définitifs pour assurer la modernisation du tournoi de Roland Garros, soit sur le stade Hébert, soit par l'identification d'une solution alternative".

La FFT s'est réjouie d'avoir été "entendue". Elle pourrait lancer un appel à candidatures en novembre 2008 et retenir dans un premier temps 5 ou 6 cabinets internationaux.

M. Vuillermoz a assuré que les 4.000 scolaires et associations délogés du stade Hébert pourraient retrouver les mêmes équipements sportifs à l'hippodrome d'Auteuil, si le stade Hébert était retenu en définitive.

Rien n'est moins sûr, ont répondu au nom du groupe UMP son président Jean-François Lamour et le député-maire du XVIème arrondissement, Claude Goasguen.

M. Lamour s'est dit convaincu que la commission des sites n'acceptera pas le projet de réaménagement des installations sportives du stade Hébert à l'hippodrome.

Il a dénoncé les "promesses" multiples faites selon lui par M. Delanoë à Colony Capital pour le PSG, Max Guazzini pour le rugby à Jean Bouin, Arnaud Lagardère pour la piste d'athlétisme à Jean Bouin, et à la FFT, qui aboutissent à un "embouteillage".

"Nous prenons des risques, rien ne nous permet de penser pour le moment que l'hippodrome, occupé 45 jours par an par les courses, sera accessible" aux scolaires, a affirmé M. Goasguen.

Il a souligné également que le sport de proximité était "un service public, une obligation", qui "passe avant le choix aléatoire du sport spectacle et de l'argent", "dont les tenants et aboutissants ne sont pas clairs".

La première adjointe du maire de Paris, Anne Hidalgo (PS), a répondu notamment qu'il ne fallait "pas perdre de temps" pour le tournoi de Roland-Garros, "qui fait honneur à notre ville, lui ramène des recettes non négligeables et a des conséquences positives, y compris sur la pratique de très jeunes publics".

Jean-Pierre Caffet (PS) a mis l'accent sur le "signe donné à la communauté du tennis international pour montrer que Paris bouge".

L'extension de Roland-Garros est jugée nécessaire par la FFT et la mairie de Paris, notamment pour que le tournoi, concurrencé par Madrid, puisse rester un tournoi du Grand Chelem.

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