Nouveau central pour 2012 ? Les radicaux sont pour.

Publié le par PRG

Sport 24 Le 30 septembre 2008

Bientôt un voisin pour le court Philippe Chatrier ? (Panoramic)

Lundi après-midi, le Conseil de Paris a autorisé la Fédération Française de Tennis à lancer un concours international d'architecture dans le cadre du projet d'extension du stade Roland Garros, à 500 mètres du site principal. Mais de nombreuses questions restent en suspens.

par Pierre Godfrin, le 30-09-2008

Une nécessité pour les dirigeants du tennis français
Pour le Président de la FFT, Christian Bîmes, ce vote, accordé notamment par les socialistes, les communistes et les radicaux de gauche membres du Conseil de Paris, «est un message très positif que la collectivité parisienne envoie au monde du tennis international. Il permet à la Fédération Française de Tennis de lancer la première phase opérationnelle de ce projet d'extension», peut-on lire sur le site officiel de la FFT. Le but premier de cet appel à candidatures est de désengorger les allées du site pendant le tournoi, mais aussi de moderniser les infrastructures. En effet, l'inauguration du toit rétractable du central de Wimbledon, en Angleterre, dès l'édition 2009 et le décision de l'US Open de se doter d'un équipement comparable ont convaincu la Fédération d'accélérer le processus. Celui-ci avait été considérablement freiné, en 2005, à la suite de l'échec de Paris 2012 pour l'obtention des Jeux Olympiques dans la capitale française. A l'époque, Bertrand Delanoë, le maire de Paris, et l'Etat s'étaient engagés à financer l'extension de Roland Garros, même si le terrain n'avait pas encore été choisi.

Un projet de 120 millions d'euros...
Aujourd'hui, le projet commence à prendre forme. Il est évalué à 120 millions d'euros dont le tiers (40 millions) à la charge des collectivités locales. La nouvelle «salle» permettrait à 15000 spectateurs d'assister aux matches les plus attendus de la quinzaine sous un toit rétractable pouvant être très utile en cas d'averses. Un site a même été désigné provisoirement puisqu'il s'agit du petit stade municipal Georges-Hébert, situé à 500 mètres de l'enceinte principale. Le calendrier prévisionnel a été révélé. Il est résumé dans les colonnes du Parisien par Jean-François Villotte, le directeur général de la FFT : «Nous allons constituer un jury et nous sélectionnerons cinq ou six équipes de concepteurs. On espère les premières propositions au premier trimestre 2009 avec le choix du projet lauréat dans la foulée. On va enfin pouvoir discuter d'un projet et non plus d'un concept.» La délibération du Conseil de Paris pour autoriser la FFT à déposer un permis de construire aura lieu au cours du premier semestre 2009. Le nouveau court central pourrait voir le jour d'ici quatre ans comme l'estime M. Villotte : «Nous espérons livrer ce projet pour l'édition 2012 des Internationaux de France.»

...Qui pourrait ne jamais voir le jour
Si les garanties financières semblent acquises, l'obstacle pourrait être, comme bien souvent dans ce genre de projet, politique. Les opposants à cet appel à candidatures ne sont pas résignés à le faire avorter. Ils sont notamment constitués par l'UMP, les Centristes et les Verts, même si l'on note quelques abstentions parmi ces derniers. C'est le prix élevé des travaux qui fait grincer des dents du côté de la droite parisienne qui pourrait cependant reprendre le dessus sur la gauche. En effet, Christian Bîmes est annoncé sur le départ à cause de ses ennuis judiciaires puisqu'il a été, à la fin du mois d'août, renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour prise illégale d'intérêts et abus de confiance. Le fait est que certains prétendants à sa succession se seraient manifestés pour une annulation du projet d'extension, rendant ce dossier encore plus complexe. Cette bataille politique empêchera-t-elle le projet d'aboutir ? Réponse dans les prochains mois.

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