Cantonale partielle à Sarcelles : la majorité du conseil général du Val-d'Oise en jeu

Publié le par PRG

Le 12 octobre 2008
A
vec cinq candidats issus de ses rangs, la gauche aborde en ordre plus que dispersé l'élection partielle des 12 et 19 octobre dans le canton de Sarcelles-Nord-Est, un scrutin décisif pour le contrôle du conseil général du Val-d'Oise où gauche et droite sont à égalité. Conquise in extremis en mars par le PS, l'assemblée départementale basculerait de nouveau si l'UMP s'emparait de ce siège, détenu par François Pupponi, maire socialiste de Sarcelles. Ce dernier, élu député en décembre 2007 en remplacement de Dominique Strauss-Kahn, parti pour le FMI, est atteint par le cumul des mandats.

Maire adjoint de Sarcelles, Youri Mazou, 35 ans, a obtenu l'investiture du PS dans ce canton du nord de la région parisienne qui brasse des populations d'origines très diverses. M. Mazou, né en République centrafricaine, a gravi les échelons après avoir été recruté dans le cadre des emplois-jeunes par la municipalité. "On m'a donné ma chance, c'est Sarcelles qui m'a fait", assure ce cadre de la fonction publique territoriale. "Fier d'avoir fait l'école Pupponi", il insiste sur la nécessité d'élargir les aides au logement et de réduire le tarif des cantines scolaires.

Deux candidates socialistes dissidentes contestent l'influence du maire de Sarcelles, très présent dans la campagne : Nathalie Bellity, ancienne conseillère municipale, sillonne le canton avec sa fourgonnette bariolée, alors que Nathalie Corcos-Ternus, la secrétaire de M. Pupponi à l'hôtel de ville, met à profit ses congés pour faire savoir son "désaccord avec la politique menée par la municipalité". La majorité départementale sera également représentée par le radical de gauche Rosan Hurtus et le communiste Farid Berhal.

Jean-Michel Cadiot (MoDem), qui déplore "l'absence d'animation dans cette commune qui ne compte ni cinéma ni théâtre", aspire à "jouer un rôle-clé entre la droite et la gauche" au conseil général. Pour sa part, l'écologiste Fabrice David s'en prend au "projet démentiel de M. Pupponi visant à installer un circuit de formule 1 sur les communes de Sarcelles et d'Ecouen". A droite, on joue aussi la carte de la jeunesse avec Jacques Kas, 25 ans, issu d'une famille chrétienne assyro-chaldéenne venue de Turquie. Hostile au projet de circuit automobile – "mieux vaudrait installer une zone franche ou une université" –, il veut promouvoir la "réussite éducative et l'accès au bassin d'emploi de Roissy". Hormis le représentant du Front national qui réclame "un canton plus français", les protagonistes – qui redoutent un fort taux d'abstention – refusent de placer les considérations communautaires au cœur du débat. "Personne ne cherche à réduire les candidats à leurs origines", se félicite M. Kas.

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