Plusieurs dizaines de personnes seulement pour écouter la gauche présenter une réforme "audacieuse" du capitalisme suite à la crise.

Publié le par PRG

Par Jérôme Manouchian

Respublica
Excusez du peu! François Hollande, Marie Georges Buffet, Cécile Duflot, Jean -Pierre Chevenement et Jean-Michel Baylet, ils étaient tous là, pour la reconduction de ligue dissoute par le suffrage universel en 2002 et en 2007 dans une salle trop grande du Conseil régional. Ils étaient là pour s’entendre sur des propositions communes pour présenter une "réforme audacieuse du capitalisme" lors d’un colloque intitulé : "Quelle alternative politique dans la mondialisation ?"

Première constatation : cela n’a pas attiré les foules comme si leur crédibilité n’était pas au rendez-vous!

Deuxième constatation : les désaccords étaient importants. Lorsque Jean-Pierre Chevenement a souligné le rôle des Etats dans la politique alternative ce qui était la moindre des choses aujourd’hui que le marché a montré son impuissance, il a eu droit à des railleries. C’était triste à pleurer!

Troisième constatation : pour beaucoup, il y avait la reprise des propositions sarkozistes de réforme du capitalisme (parité de la monnaie, interdictions des paradis fiscaux, réformes des politiques nationales, etc.).

Bien sûr ici ou là, on pouvait trouver intéressante telle ou telle mesure mais pour le projet alternatif, il y avait loin de la coupe aux lèvres !

Une chose est sûr : La gauche qui gagne les élections locales, car l’électorat veut sanctionner la droite, mais qui a perdu toutes les élections nationales de ce siècle, n’est toujours pas sur un programme de rupture avec l’ensemble des politiques néolibérales et communautaristes qui sont les vraies causes de la crise financière et bancaire qui va se transformer en crise économique, sociale et politique. Tout cela était en deçà des propositions de l’UFAL présentés dans UFAL Flash (consultable sur www.ufal.info)

Il faut un sursaut de la gauche pour qu’elle devienne un acteur politique crédible de la transformation économique et sociale. Pour l’instant, la préparation des trois congrès (PS, en novembre, PC en décembre, NPA en janvier) ne montre rien qui puisse être en même temps, majoritaire dans leur congrès sur une analyse juste des causes, un projet de société à la hauteur des enjeux, une politique alternative crédible appuyé sur une alliance des couches populaires, moyennes et des sans, et une stratégie d’union de toutes les gauches.

Publié dans article sur le PRG

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