CARICATURE: Les atteintes à l'image présidentielle sous la Ve République

Publié le par PRG

Deux autres présidents de la République, Georges Pompidou en 1970 et Valéry Giscard d'Estaing en 1976, ont saisi la justice pour atteinte à leur image présidentielle, comme Nicolas Sarkozy, débouté finalement par la justice le mercredi 29 octobre.

C'est une publicité qui avait poussé Georges Pompidou à saisir les tribunaux en 1970 pour faire interdire l'hebdomadaire L'Express qui contenait la réclame d'une entreprise de moteurs de bateaux.
La société Mercury écrivait à côté d'une photo du chef de l'Etat à bord d'une embarcation à moteur: "Si nous nous acharnons depuis 10 ans, à gagner toutes les compétitions... c'est pour votre sécurité Monsieur le président !", présenté par ailleurs comme "un familier de la victoire".
Dans son jugement du 4 avril 1970, le juge des référés du tribunal de grande instance (TGI) de Paris avait interdit la parution du journal "tant que la photographie accompagnée de ce texte ne sera pas supprimée" au motif qu'il n'avait été "ni rapporté, ni même allégué que l'utilisation de l'image du demandeur dans un but mercantile a été faite avec (le) consentement" du chef de l'Etat.

"La Giscarte"

Le 15 octobre 1976, le juge des référés parisien avait cette fois condamné l'éditeur d'un jeu de sept familles baptisé "le Giscarte", qui caricaturait le président Valéry Giscard d'Estaing sous les habits de différents personnages historiques, dessinés par Eddy Munerol.
Le juge avait alors estimé qu'il "est de jurisprudence constante que l'image étant un prolongement de la personnalité, toute personne a sur elle ainsi que sur son nom et sur l'usage qui en est fait un droit absolu et imprescriptible (...) Ces principes ne souffrent pas d'exception pour les personnalités publiques".

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