Congrès PS: Royal y va, les anti se cherchent

Publié le par PRG

22h30 - Mais chez les pro-Aubry, on veut sourire
Le courant Aubry envoie un communiqué, pour "se féliciter que les amis de Bertrand Delanoë et Benoît Hamon aient décidé d'engager" des discussions avec lui en vue d'une alliance majoritaire. Pour la motion D (Aubry), qui a réuni ses délégués dans la soirée, "le rassemblement majoritaire au PS est possible !". 

20h30 - Delanoë pas prêt à soutenir Aubry
Aussitôt après l'annonce de la candidature de Ségolène Royal, Bertrand Delanoë et ses partisans décident de ne soutenir ni Benoît Hamon ni Martine Aubry comme candidat au poste de premier secrétaire, a annoncé le député Michel Sapin. Il n'exclue pas un accord sur un texte commun... mais "à condition que ce candidat de rassemblement soit issu de la motion A". Comprenez la sienne, soutenue notamment par François Hollande, décrypte Michel Sapin. Le maire de Paris attend "une réponse d'ici demain matin" de Martine Aubry et Benoît Hamon. Et Sapin d'ajouter une petite pique : les difficultés avec ces deux motions ne portent pas sur le fond, "ils sont prêts à signer n'importe quoi" du moment qu'ils sont soutenus pour le poste de premier secrétaire, assure-t-il. 

20h15 - L'annonce tant attendue
Ségolène Royal est candidate au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste ! Mandaté pour faire cette annonce, le député Manuel Valls lance enfin la phrase à la presse en marge du Congrès. Et Vincent Peillon serait Premier secrétaire délégué en cas d'élection de Royal. L'annonce a été faite à l'issue d'une réunion des délégués départementaux de la motion défendue par Ségolène Royal, qui ont voté pour qu'elle soit candidate.

20h - L'appel de Hollande
Pendant que tout le monde discute encore et encore,
François Hollande lance un appel à l'unité des socialistes, estimant qu'un parti "ne peut pas être dans le 'tous pour', ou le 'tous contre'", mais doit être dans "le tous ensemble".

19h45 - Chaque camp dans sa tente...
La dramaturgie et la scénographie des Congrès socialistes, héritée de la tradition, faire sourire les jeunes journalistes mais ne surprend pas les vieux briscards. Depuis la fin des débats dans la grande salle jusqu'à 20h30, les membres de chaque motion (Delanoë, Aubry, Hamon et Royal) sont réunis à huis clos sous une tente qui leur est dédiée, pour discuter des alliances en vue d'une synthèse. Quatre tentes sont donc dressées devant le parc des Expositions, loin des micros et des caméras. Mais la tentation est grande d'aller y faire un tour pour entendre ce qui s'y trame. A plus tard...

18h40 - RdV vers 21h...
Les amis de
Ségolène Royal devraient appeler à sa candidature après la réunion de leur motion vers 21 heures.

18h30 - Royal ou "la force de changer"
"J'attends que nous ayons la force de nous unir et que nous ayons la force de changer", a affirmé à son arrivée Ségolène Royal. "Je souhaite que lundi, lorsque les Français vont aller au travail, ils puissent se dire ‘les socialistes sont aussi au travail'", a-t-elle ajouté.

18h00 - La motion Delanoë en arbitre
Les manoeuvres continuent. Le tandem Aubry-Hamon n'étant pas scellé, Bertrand Delanoë est en position charnière. Ça s'agite d'ailleurs beaucoup autour de François Hollande pour proposer une autre voix : 'ni tout sauf Ségolène, ni tout pour Ségolène'. Reste que la cohésion de la motion Delanoë reste extrêmement fragile.

17h30 - Royal arrive dans une cohue indescriptible
"Attendez, Monsieur, vous m'écrasez le pied là... Ce n'est pas moi, on me pousse..." Notre envoyé spécial à Reims tente tant bien que mal de suivre l'arrivée de la star. Autour de 17h20, la voiture de
Ségolène Royal est arrivée devant l'entrée principale de la salle du Congrès. Une forêt de caméramen et de photgraphes l'ont empêchée de sortir de son véhicule. Après une première tentative, elle a refermé la porte et fait avancer la voiture de quelques mètres. Puis elle est sortie, protégée par un ou deux gardes du corps et Manuel Valls. Elle a mis pas moins de 10 minutes pour faire dans la bousculade les quelques dizaines de mètres qui la séparaient de la salle.

17h00 - "La dernière volte face de François Hollande"
Peu avant le discours de bienvenue de la Maire de Reims, François Hollande répétait à quelques journalistes que "Ségolène Royal faisait bien d'essayer de rassembler jusqu'au bout". Le premier secrétaire a réalisé en 24 heures une volte face qui a fait sourire même ses amis. Hier, dans une interview il affirmait que la motion de Delanoë devait se tenir prête à "prendre l'initiative en cas de blocage". Mais aujourd'hui plus question de cela. Le maire de Paris n'est "pas dans l'esprit de le faire", selon ses amis, qui le disent "assez abattu par sa défaite". Du coup, François Hollande affirme qu'en cas d'ultime blocage ce sera aux militants de trancher jeudi prochain.

16h00 - Le Congrès s'ouvre enfin... 

Avec une heure de retard, le congrès s'est ouvert pour l'instant dans une ambiance calme. 
 
12h00 - "La guerre des sms"
Dans l'immense salle de presse où sont attendus plus de 600 journalistes français et étrangers, c'est le calme avant les tempêtes dont les socialistes français ont le secret. Le Congrès ouvrait quelques heures plus tard dans la grande salle plénière mais en coulisses, il était ouvert depuis des jours sur nos téléphones portables. La "guerre des sms" en langage ado fait rage. "BD ne v pas de MA", "tout se joura le 20", "il è tendax"... A vous de traduire. 
 
11h00 - "La place doit être bonne..."
Dans les rues de la ville, les Rémois vivent dans l'indifférence la sacrée réunion du
PS. "Ici, les gens se sont recroquevillés depuis quelques mois sur leurs problèmes et la crise. On a plein de soucis, alors qu'ils se bagarrent, nous on les laisse se bagarrer. C'est que la place doit être bien bonne", lâche un chauffeur de taxi. Si seulement les déplacements des gens importants dans les rues pouvaient convaincre Adeline Hazan (maire de la ville) que les travaux du futur tramway nous rendent la vie impossible". L'élu local, toujours un pied dans les soucis du quotidien et l'autre dans les coulisses de la guerre du pouvoir. La maire de Reims rêve de voir son amie Martine Aubry succéder à François Hollande
. Elle confiait il y a quelques temps à LCI.fr qu' "elle en a aujourd'hui la dimension politique". 
 
10h00 - "Où loge Ségolène ?"
Les "festivaliers" de la Rochelle ont laissé place aux congressistes de Reims. Mais l'atmosphère risque d'être aussi irrespirable, le soleil en moins.  Ce matin, les taxis guettaient l'arrivée des premiers militants. Ce matin, les photographes people guettaient les grands hôtels de la ville pour immortaliser l'arrivée des "stars" du
PS, et en premier lieu de Ségolène Royal. "Où logent-ils ?" était LA question. François Hollande gardera son humour jusqu'au  bout puisqu'il aurait pris ses quartiers au grand hôtel de... la Paix. Bertrand Delanoë
et ses proches auraient eux préféré s'éloigner un peu du centre pour un bel établissement avec un parc.
 
Quant à Ségolène Royal, la rumeur la dit dans un grand hôtel rémois mais la présidente de Poitiou-Charentes n'aime rien tant que brouiller les pistes donc prudence. Quant à votre serviteur, il a établi son modeste QG au "Pigeon fidèle", petit hôtel de routiers qui a son charme. 

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