Nomination des présidents de France Télévision et de Radio France: Les sénateurs radicaux de gauche contre

Publié le par PRG



AFP le 13 Janvier 2009

Le Sénat a validé mardi la nomination des présidents de France Télévisions et de Radio
France par le chef de l'Etat, un des articles les plus controversés du projet de loi sur l'audiovisuel.

 

L'article 8 a été adopté par 175 voix contre 157. La gauche et le groupe RDSE (radicaux) ont voté contre une disposition qu'ils jugent "liberticide" et "régalienne".

Elle prévoit que ces dirigeants sont nommés en Conseil des ministres après avis conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et accord du Parlement à la majorité qualifiée des 3/5e.

Un amendement de la commission des Affaires culturelles précisant que les commissions compétentes du Parlement pour donner leur accord aux nominations sont celles "chargées des Affaires culturelles", a été adopté par les sénateurs.

La gauche a longuement argumenté contre cet article.

"Nous voilà au coeur du cyclone, ce coup de force devrait soulever l'indignation de chaque parlementaire, rien ne la justifie sauf la logique d'étatisme affairiste du président", s'est indigné l'ancien ministre de la culture PCF, Jack Ralite.

David Assouline (PS) a lancé un "appel solennel" sur une "question qui ne devrait pas diviser la gauche et la droite" car "il s'agit de liberté, de République". Il s'est alarmé de n'entendre "aucune voix à droite" "pas une voix centriste" pour s'élever contre cette nomination.

Plusieurs sénateurs UMP, dont Gérard Longuet ou Robert Del Picchia ont alors pris la parole pour défendre "une évolution qui va dans le bon sens". Le rapporteur UMP du texte Michel Thiollière s'est félicité de cette "procédure de co-décision entre le président de la République et le Conseil supérieur de l'audiovisuel avec le droit de veto des commissions parlementaires".

Le chef de file des centristes Michel Mercier a dit son accord avec ce "système de co-décision" estimant qu'il fallait "aider le CSA à devenir indépendant" et appelant le Parlement "à se servir" d'un "vrai pouvoir" dont il dispose.

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