OBAMA enfin président.

Publié le par PRG

 Voici un curriculum vitae de Barack Obama, investi mardi 44e président des Etats-Unis :

-NOM: Barack Hussein Obama

-ETAT CIVIL: Né le 4 août 1961 à Honolulu (Hawaii, Pacifique). Marié, deux enfants.

-SITUATION PRESENTE: 44e président des Etats-Unis

-ADRESSE: Maison Blanche, 1600 Pennsylvania Avenue, Washington DC, Etats-Unis d'Amérique

-CARRIERE POLITIQUE: Elu en 1996 au sénat de l'Etat de l'Illinois (nord). Echec à la chambre des Représentants des Etats-Unis en 2000. Elu en 2004 sénateur à Washington. Candidat démocrate à la présidentielle en février 2007. Vainqueur des primaires en juin 2008 face à Hillary Clinton. Elu le 4 novembre 2008 président des Etats-Unis face au républicain John McCain.

-EXPERIENCE PROFESSIONNELLE: Rédacteur financier pour une société de consultants à New York, au début des années 1980. Travailleur associatif à Chicago en 1985. Professeur de droit constitutionnel à l'Université de Chicago de 1992 à 2004.

-FORMATION: Ecole primaire à Jakarta (Indonésie), secondaire à Honolulu. Etudes supérieure à l'Occidental College de Los Angeles. Diplôme de sciences politiques et relations internationales de l'université Columbia à New York. Etudes à l'université Harvard (Massachusetts, nord-est). Rédacteur en chef de la revue de droit de Harvard.

-RELIGION: Chrétien baptiste.

-OUVRAGES: "Les rêves de mon pères" (1995); "L'audace d'espérer" (2006).

-DEFAUTS: Fumeur occasionnel. S'est engagé à ne pas fumer à la Maison Blanche.

-PLATS PREFERES: Frites et poulet frit.

-SPORTS: Basketball.

-CHANSON PREFEREE: "Maggie's Farm" de Bob Dylan (1965). Autres musiciens de prédilection: Stevie Wonder, Sheryl Crow, Bruce Springsteen, Jay-Z, Will.i.am, Yo-Yo Ma.

 

 Barack Obama est devenu mardi le premier président noir des Etats-Unis après avoir prêté serment lors de la traditionnelle cérémonie d'investiture à Washington sous les yeux émus d'une foule immense évaluée à plus de deux millions de personnes.

Sous les acclamations de ses partisans rassemblés à l'extérieur du Capitole à Washington, le 44e président a prêté serment de respecter la Constitution.

"Moi, Barack Hussein Obama, je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des États-Unis, et, dans toute la mesure de mes moyens, de sauvegarder, protéger et défendre la Constitution des Etats-Unis", a-t-il déclaré.

Dans son discours d'investiture qu'il a prononcé immédiatement après, M. Obama a estimé que ses concitoyens avaient choisi "l'espoir plutôt que la peur" en le choisissant comme président.

L'Amérique est "prête à diriger" à nouveau les affaires du monde, a-t-il affirmé, sous les yeux de ses prédécesseurs, parmi lesquels le sortant George W. Bush dont le mandat de huit ans venait de prendre fin à midi (17H00 GMT).

Face à la menace du terrorisme, Barack Obama, a prévenu les extrémistes du monde entier qu'ils ne réussiraient pas à affaiblir les Etats-Unis qui "les vaincront".

Il a promis que les Etats-unis allaient "commencer à quitter l'Irak de façon responsable", près de six ans après l'invasion de ce pays sur ordre de M. Bush.

Il a proposé au monde musulman "une nouvelle approche, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels".

A propos de la récession dans laquelle se débattent les Etats-Unis, M. Obama a estimé que l'économie américaine, "gravement affaiblie", avait été victime de "la cupidité et l'irresponsabilité de certains".

"Un pays ne peut prospérer longtemps en ne favorisant que les plus prospères", a-t-il lancé.

Prenant le contre-pied de la politique de l'administration sortante, il a assuré que les Etats-Unis travailleraient "sans relâche pour faire reculer le spectre du réchauffement de la planète".

Dès son investiture, M. Obama a reçu les félicitations des dirigeants du monde entier.

Le président français Nicolas Sarkozy lui a adressé ses "voeux de plein succès" et s'est déclaré "résolu à travailler main dans la main" avec les Etats-Unis pour "relever ensemble les immenses défis" du monde.

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a salué "un nouveau chapitre dans l'histoire américaine comme dans l'histoire du monde".

Vaincre les extrémistes

 Le nouveau président américain, Barack Obama, a prévenu les extrémistes du monde entier qu'ils ne réussiraient pas à affaiblir les Etats-Unis qui "les vaincront", dans son discours d'investiture mardi à Washington.

"Nous n'allons pas nous excuser de notre façon de vivre, nous n'hésiterons pas non plus à la défendre", a déclaré M. Obama dans son premier discours de président devant des centaines de milliers de personnes rassemblées pour l'acclamer.

"Et à ceux qui tentent de défendre leurs objectifs par le terrorisme et le massacre d'innocents, nous disons que notre courage est plus grand et ne faiblira pas", a-t-il ajouté.

"Vous ne nous survivrez pas, nous vous vaincrons", a-t-il martelé.

Nouvelle approche du monde musulman

Le nouveau président américain, Barack Obama, a proposé au monde musulman "une nouvelle approche, fondée sur l'intérêt et le respect mutuels", dans son discours d'investiture mardi à Washington.

"Vis-à-vis du monde musulman, nous cherchons une nouvelle approche fondée sur l'intérêt et le respect mutuels", a déclaré M. Obama dans son premier discours de président.

Mais le premier président noir des Etats-unis s'est adressé aux "dirigeants du monde qui cherchent à semer le conflit ou à accuser l'Occident des problèmes de leur société" : "Sachez que votre peuple vous jugera sur ce que vous serez capable de bâtir, pas de détruire", a-t-il dit.

"A ceux qui s'accrochent au pouvoir par la corruption et la tromperie, sachez que vous n'allez pas dans le sens de l'Histoire, mais sachez aussi que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à relâcher votre emprise", a-t-il ajouté.

L’espoir

L'investiture mardi de Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, suscite d'immenses espoirs à travers le monde, mais aussi des doutes face à l'ampleur des défis qui attendent le nouveau chef de l'Etat.

A quelques heures de la prestation de serment à Washington, la presse du monde entier titrait sur "le rêve américain" incarné par le jeune président démocrate, soutenu par la plupart des dirigeants étrangers, mais s'interrogeait aussi sur ses chances de succès, tant les difficultés à venir sont grandes.

"Je pense n'avoir jamais vu un jour où la communauté internationale attendait autant de l'élection d'un président américain", résumait Madeleine Albright, secrétaire d'Etat sous la présidence démocrate de Bill Clinton.

Mais d'autres mettaient en garde contre des espoirs excessifs. Car Barack Obama hérite, à 47 ans, d'un pays aux prises avec deux guerres, en Irak et en Afghanistan, et avec une crise économique majeure. Il sera confronté à des défis multiformes, de la lutte contre le réchauffement climatique au conflit du Proche-Orient.

Aussitôt après la prestation de serment de M. Obama, intervenue à 12h05 heure locale (17h05 GMT), le Premier ministre britannique Gordon Brown a salué à Downing Street "un nouveau chapitre dans l'histoire américaine comme dans l'histoire du monde".

Le président français Nicolas Sarkozy a adressé à Barack Obama ses "voeux de plein succès" et s'est déclaré "résolu à travailler main dans la main" avec les Etats-Unis pour "relever ensemble les immenses défis" du monde.

Dans un message de Félicitations, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a invité mardi le président Obama à "affronter ensemble les défis actuels: la crise financière, la situation au Moyen-Orient et en Afghanistan".

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a souhaité un approfondissement des relations entre Washington et l'UE. "Au moment où le président Obama entame son mandat historique, j'appelle l'Europe et les Etats-Unis à approfondir davantage les liens transatlantiques et à joindre leurs efforts (...) pour traiter les grands défis de notre époque", a-t-il déclaré.

Barack Obama bénéficie d'un "état de grâce mondial" mais n'a pas de "baguette magique" pour résoudre "tous les problèmes de l'Amérique, ni accessoirement les nôtres", soulignait mardi avant l'investiture le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner.

"La crise économique et les conséquences sociales qu'elle génère, constituent un défi gigantesque pour le nouveau gouvernement", a estimé la présidente chilienne Michelle Bachelet.

Le chef du gouvernement socialiste espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, a dit mettre "beaucoup d'espoir et de confiance" en Barack Obama.

Mais Paris comme Berlin ont souligné que l'Europe devait continuer à tenir sa place sur la scène diplomatique.

"On a hâte qu'il se mette au travail et qu'on change le monde avec lui", a lancé M. Sarkozy.

"La France et l'Europe vont continuer de jouer leur rôle, et d'ailleurs c'est ce que nous venons de faire à Gaza", a expliqué Bernard Kouchner, en référence aux efforts diplomatiques des Européens pour parvenir à un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas.

De même, la chancelière allemande Angela Merkel a souhaité une coopération marquée "par une écoute réciproque", estimant "qu'un pays ne peut résoudre seul les problèmes du monde".

Les Etats-Unis sont "la clé" pour surmonter la crise économique, a cependant souligné Mme Merkel, souhaitant à Barack Obama "habileté et bonne fortune" pour remettre sur pied l'économie américaine.

A ce sujet, le ministre italien de l'Economie Giulio Tremonti a exprimé l'espoir que le plan de relance du nouveau président suffirait à contrer la crise. "Mais plus que sur le plan de relance, je mise sur la personne de Barack Obama", a-t-il déclaré à Bruxelles.

La Chine a elle aussi exprimé mardi ses attentes, appelant Barack Obama à lever les "obstacles" qui entravent la coopération militaire avec Washington.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a souhaité "bonne chance" à M. Obama. Il s'est dit certain que les Etats-Unis et Israël seraient sous sa présidence "des partenaires à part entière pour promouvoir la paix et la stabilité au Proche-Orient".

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a, lui, exprimé son scepticisme, se disant "profondément convaincu que les plus grandes déceptions naissent de grands espoirs".

Au contraire, le président ukrainien Viktor Iouchtchenko a salué "le soutien des Etats-Unis" aux efforts de son pays pour rejoindre l'Otan, source de tensions avec Moscou, et appelé Barack Obama à poursuivre sur cette voie.

Très attendu en Europe de l'est, le nouveau chef de l'Etat américain a été salué par un "Good luck, Mr President" du ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski.

A Rome, le pape Benoît XVI a souhaité que Barack Obama se fasse "le promoteur de la paix et de la coopération entre les nations", dans un télégramme au nouveau président américain.

KOGELO, village natal d’ OBAMA

Plus de 3.000 Kényans et touristes étrangers réunis à Kogelo, le modeste village natal du père défunt de Barack Obama, célébraient mardi en chansons et en dansant l'investiture du premier président noir des Etats-Unis, "notre enfant, notre espoir".

"A présent nous sommes sûrs qu'il a vraiment gagné: il est le président des Etats-Unis! Avant ce moment, c'était difficile à imaginer", se félicite Julius Omondi, un habitant de 21 ans, quelques minutes après la prestation de serment de Barack Obama, 44e président des Etats-Unis.

Les yeux rivés sur un des deux écrans géants flanqués de banderoles dédiées à l'enfant du pays - "Félicitations, notre fils, notre espoir" - Josephine Awuor, 30 ans, affirme que l'accession de M. Obama à la tête de la première puissance mondiale a changé sa vie.

"Nous, les habitants de Kogelo, nos esprits et nos yeux sont à présent ouverts car maintenant, nous ne nous sentons plus petits, nous n'avons plus ce sentiment d'être des gens de peu d'importance", assure-t-elle.

De nombreux Kényans présents avaient pris une journée de repos pour l'occasion et afflué de l'ensemble de la région du lac Victoria (ouest), revêtus de leurs plus beaux habits.

"Je suis de Kogelo et c'est un jour de fête. Cela représente une chance énorme pour nous car de nombreux investissements vont venir. C'est déjà grâce à lui que nous avons l'électricité et l'eau", explique Faith Achieng, 20 ans.

Le village habituellement tranquille de Kogelo, rebaptisé par ses habitants "la capitale locale du monde", connaît depuis quatre jours des festivités qui devaient s'achèver tard dans la nuit.

Plusieurs touristes présents ont modifié le programme de leur périple kényan pour venir se joindre aux danses Luo, l'ethnie dont est issue la branche kényane de la famille de M. Obama, ou agiter des drapeaux américains.

"C'est un jour très très spécial pour moi, peut-être le plus beau après mon mariage", raconte Clyde Partin, un retraité de l'Ohio en vacances au Kenya.

"Obama va réunir le Kenya et les Etats-Unis et casser ces murs de séparation entre les noirs et les blancs, entre les Nations", affirme M. Partin, 64 ans: "J'assiste à l'Histoire, ici même à Kogelo. Dieu m'a béni d'être ici".

La grand-mère paternelle de M. Obama, Sarah, et la plupart des proches kényans du nouveau président américain, qui habitent toujours à Kogelo et ses environs, sont pour leur part à Washington à la cérémonie d'investiture.

L'événement, diffusé en direct par les principales chaînes de télévision kényanes, a donné lieu à des initiatives multiples à travers le pays et notamment Nairobi où est programmée mardi soir une comédie musicale sur la vie d'Obama.

Les discothèques ne sont pas en reste, certaines d'entre elles organisant leur "nuit de l'investiture".

Plusieurs heures avant le début de la cérémonie, des centaines de badauds s'étaient réunis dans un hall du centre de conférence de Nairobi devant des écrans géants, grâce à un coupon d'invitation imprimé dans l'un des principaux quotidiens du pays.

"Il y a évidemment un sentiment de fierté car il est à moitié kényan. Mais aussi, l'Amérique a une mauvaise image à l'étranger et je pense qu'il peut faire beaucoup pour aider l'Amérique", a expliqué Jessy, jeune diplômée de 25 ans à la recherche d'un emploi.

Quelque 2.000 personnes, réunies devant un écran géant à l'université de Nairobi, ont crié leur joie lors de la prestation de serment de M. Obama.

Nombre d'entre eux, à l'apparition de George W. Bush sur l'écran, ont mimé le jet de chaussure d'un journaliste irakien le mois dernier lors d'une conférence de presse à l'endroit du président sortant des Etats-Unis.

Membres du gouvernements OBAMA

Voici la liste des membres du gouvernement et des postes clés de l'administration américaine désignés par le président Barack Obama.

Certaines de ces nominations devront être ratifiées par le Sénat. Le poste de Secrétaire au Commerce reste à pourvoir après le retrait de Bill Richardson, impliqué dans une affaire de financement électoral.

Ministres:

- Secrétaire d'Etat: Hillary Clinton

- Secrétaire à la Défense: Robert Gates

- Secrétaire à la Sécurité intérieure: Janet Napolitano

- Ministre de la Justice: Eric Holder

- Secrétaire au Trésor: Timothy Geithner

- Secrétaire aux Anciens combattants: général Eric Ken Shinseki

- Secrétaire à l'Energie: Steven Chu

- Secrétaire à l'Education: Arne Duncan

- Secrétaire à l'Agriculture: Tom Vilsack

- Secrétaire aux Affaires intérieures (ressources naturelles): Ken Salazar

- Secrétaire à la Santé et aux services sociaux: Tom Daschle

- Secrétaire au Logement et au développement urbain: Shaun Donovan

- Secrétaire au Travail: Hilda Solis

- Secrétaire aux Transports: Ray LaHood

Membres de l'administration ayant rang de ministre:

- Vice-président: Joe Biden

- Secrétaire général de la Maison Blanche: Rahm Emanuel

- Représentant américain au Commerce: Ron Kirk

- Administratrice de l'Agence de protection de l'environnement: Lisa Jackson

- Directeur du Budget à la Maison Blanche: Peter Orszag

- Ambassadrice aux Nations unies: Susan Rice

Postes économiques et financiers:

- Directeur du Conseil économique national: Lawrence Summers

- Conseiller pour la reconstruction économique: Paul Volcker

- Conseillère économique: Christina Romer

- Présidente de la SEC, le régulateur boursier américain: Mary Schapiro

- Président de la Commodity Futures Trading Commission, régulateur des marchés à terme: Gary Gensler

- Administratrice chargée des petites entreprises: Karen Mills

Autres postes clés:

- Principal conseiller: David Axelrod

- Conseiller à la sécurité nationale: Général James Jones

- Directrice du Conseil de politique intérieure: Melody Barnes

- Conseillère pour la lutte contre le changement climatique: Carol Browner

- Porte-parole de la Maison Blanche: Robert Gibbs

- Directeur du Renseignement: Amiral Dennis Blair

- Directeur de la CIA: Leon Panetta

 

Les USA sont prêts à diriger…

 L'Amérique est "prête à diriger" à nouveau, a assuré mardi le nouveau président américain Barack Obama lors de son discours d'investiture sur les marches du Capitole à Washington.

"A tous les peuples et les gouvernants qui nous regardent aujourd'hui, depuis les plus grandes capitales jusqu'au petit village où mon père est né (au Kenya, ndlr): sachez que l'Amérique est l'amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherche un avenir de paix et de dignité, et que nous sommes prêts à diriger à nouveau", a déclaré M. Obama devant la foule rassemblée devant le Capitole et qui comptait plus de deux millions de personnes.

M. Obama faisait allusion aux huit années de gouvernement Bush ayant mis à mal l'image des Etats-Unis dans le monde.

Après avoir prêté serment, le 44e président des Etats-Unis a évoqué les Pères Fondateurs de la nation américaine dont les "idéaux éclairent toujours le monde".

M. Obama a promis de ne pas abandonner ces idéaux "par opportunisme" politique, et a refusé de faire "le choix entre la sécurité et nos idéaux".

L’omniprésence de LINCOLN

De sa Bible au menu du déjeuner, Abraham Lincoln, le président qui a aboli l'esclavage au XIXe siècle et prôné l'union par delà les divisions de la guerre de Sécession, est omniprésent mardi aux cérémonies d'investiture du premier président noir des Etats-Unis, Barack Obama.

Abraham Lincoln, dont l'Amérique commémore cette année le 200e anniversaire de la naissance, est "une source d'inspiration extraordinaire", reconnaît Barack Obama, qui partage avec son modèle une formation de juriste, une carrière politique commencée dans l'Illinois (nord), une ascension fulgurante jusqu'à la Maison Blanche et une prise de fonction en temps de crise.

Le 44e président des Etats-Unis a prêté serment mardi en posant sa main gauche sur la Bible ayant appartenu à Lincoln, prêtée par la bibliothèque du Congrès.

L'ensemble du menu du déjeuner d'investiture rappelle les préférences culinaires du 16e président des Etats-Unis: ragout de crustacés en entrée, suivi d'un faisan rôti au romarin, baba pomme-cannelle et crème glacée en dessert. Le tout servi dans une réplique du service en porcelaine choisi par Mme Lincoln.

Lincoln, qui avait des goûts simples, aimait les pommes, le gibier et les légumes raves. Mais avec l'âge, il s'était mis à apprécier les huîtres et autres fruits de mer.

Au dessus de la table des 200 hôtes, parmi lesquels d'éminents parlementaires, les juges de la Cour suprême ou des membres du futur cabinet, une toile de la vallée de Yosemite (ouest), choisie par Barack Obama, illustrant les grands espaces américains qu'on commençait à explorer à l'époque de Lincoln et évoquant l'avenir de l'Amérique: "une terre d'opportunités, d'optimisme et de liberté".

Samedi, Barack Obama avait effectué un voyage en train de Philadelphie, le berceau de l'indépendance américaine, jusqu'à la gare centrale de Washington, Union Station, reprenant le même itinéraire que celui du président Lincoln en 1861, à la veille de sa première investiture.

Le 10 janvier, le nouveau président et sa famille avaient rendu une visite à la tombée de la nuit au mémorial où trône la statue géante d'Abraham Lincoln au coeur de Washington.

Barack Obama devrait cependant rester à l'écart d'un des endroits de Washington les plus intimement liés à la mémoire de son illustre prédécesseur: le théâtre Ford où il a été assassiné en 1965.

Quitter l’ IRAK

Le nouveau président américain, Barack Obama, a promis que les Etats-unis allaient "commencer à quitter l'Irak de façon responsable", dans son discours d'investiture mardi à Washington.

"Nous allons commencer à laisser l'Irak à son peuple de façon responsable et forger une paix durement gagnée en Afghanistan", a déclaré M. Obama dans son premier discours de président.

L’ espoir plutôt que la peur

Le nouveau président américain Barack Obama a affirmé mardi que ses concitoyens avaient choisi "l'espoir plutôt que la peur" en l'élisant président, dans son discours d'investiture à Washington.

"En ce jour, nous sommes rassemblés car nous avons choisi l'espoir plutôt que la peur, la volonté d'agir en commun plutôt que le conflit et la discorde", a dit M. Obama devant plusieurs centaines de milliers de spectateurs massés au pied des marches du Capitole, le siège du parlement américain à Washington.

"En ce jour, nous venons proclamer la fin des réclamations mesquines et des fausses promesses, des récriminations et des dogmes éculés, qui ont trop longtemps étouffé notre politique", a déclaré le 44e président des Etats-Unis après avoir prêté serment.

Economie

 L'économie américaine est "gravement affaiblie", a estimé mardi le président Barack Obama, dénonçant dans son discours d'investiture "la cupidité et l'irresponsabilité de certains".

"Un pays ne peut prospérer longtemps en ne favorisant que les plus prospères", a averti mardi le président des Etats-Unis Barack Obama, en prononçant son discours d'investiture devant le Capitole à Washington.

 

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