Le plan de relance français définitivement adopté par le Parlement

Publié le par PRG

Le Monde le 29 Janvier 2009

L
e Parlement a adopté définitivement, jeudi 29 janvier dans la soirée, par un ultime vote du Sénat, le projet de loi de finances rectificatif pour 2009, qui constitue le volet budgétaire du plan de relance de 26 milliards d'euros. Ce vote est intervenu au soir d'une journée de mobilisation intersyndicale contre la politique gouvernementale marquée par d'imposantes manifestations dans tout le pays. Le texte a été adopté par 171 voix contre 140. L'opposition PS, PCF, Verts a voté contre. Les sénateurs centristes dont une partie des amendements ont été retoqués lors des commissions mixtes paritaires se sont abstenus. Les radicaux du RDSE ont voté pour, sauf Jean-Pierre Chevènement.

"Avec ce plan de relance vous permettrez à la France de disposer des armes nécessaires pour lutter contre la crise dans les délais les plus courts et bien en avance sur la plupart de nos partenaires", a déclaré aux sénateurs le ministre du budget, Eric Woerth. Mais, ni lui, ni Patrick Devedjian (ministre de la relance) n'ont évoqué, lors du débat, la journée de mobilisation. "Je suis étonné que des parlementaires invoquent à répétition la rue. Vous la trouvez supérieure au Parlement, la rue ?", avait demandé aux députés de gauche, Patrick Devedjian.

"Je voudrais rassurer les syndicats. La majorité répond à ces inquiétudes", a assuré le porte-parole du groupe UMP sur le budget, Jérôme Chartier. "Vous avez exacerbé le malaise social qui s'est exprimé aujourd'hui", a répondu Nicole Bricq (PS) reprochant au gouvernement d'avoir "oublié le volet de soutien aux plus modestes, à la consommation". Ce plan "ne répond pas aux attentes populaires telles qu'elles se sont puissamment exprimées aujourd'hui", a renchéri Bernard Vera (PCF).

Ce collectif qui revoit à la hausse le déficit prévisionnel à 86,76 milliards d'euros prévoit d'injecter 26 milliards dans l'économie dont 22 milliards dès 2009, selon l'exécutif (l'opposition, qui parle de "recyclage" d'enveloppes, avance un chiffre bien moins important). Plus de 11 milliards doivent soutenir la trésorerie des entreprises.

Publié dans article sur le PRG

Commenter cet article