Thierry Braillard PRG, pas opposé à la direction du PRG.

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Le Progrès.fr
Le 20 Février 2009

Thierry Braillard conseiller régional PRG

Lui-même se refuse à parler d’opposition interne et encore moins de leadership de celle-ci. D’abord parce qu’aux yeux de Thierry Braillard, président de la fédération régionale des radicaux de gauche, « la notion de courants n’est pas dans la culture des radicaux ; il n’y a donc pas de courant d’opposition ».

Ensuite, il est clair que stratégiquement l’adjoint lyonnais se refuse à apparaître comme l’agresseur d’une direction qui jusqu’à présent n’est victime que de procès d’intention. Mais, même s’il ne le dit pas non plus, il est évident qu’à l’instant où son président Jean-Michel Baylet entrerait au gouvernement de Nicolas Sarkozy, la guerre serait déclarée.

Aussi, à la veille de l’assemblée générale régionale qui réunira les délégués de Rhône-Alpes samedi à Lyon pour évoquer les élections européennes, le vice-président de la Région se contente-t-il de parler de « désarroi et de frustration des militants » face à l’attitude d’une direction qui a manifestement fait le choix de l’absence des radicaux de gauche de cette élection - que ce soit de façon autonome ou en alliance. « C’est dommage, se désole-t-il, car sur l’Europe nous avons toujours eu un discours très clair et très fédéraliste ».

Il ne peut toutefois prétendre ne pas voir l’attitude de certains de ses amis sur la réforme constitutionnelle ou le plan de relance qui ont mêlé leurs voix à celles de la droite : « Sur des textes à ce point symboliques du sarkozysme, une telle attitude ne peut se justifier ».

Il rappelle que « le congrès de mai 2008 du PRG a fixé une ligne d’indépendance à gauche… pas à droite » et illustre son propos localement : « Si on doit parler d’ouverture je préfère celle avec la Modem Anne-Sophie Condemine et mon ami Azouz Begag que celle avec Michel Mercier ».

Ici pointe déjà l’opposant à peine caché. Face à tant de notables radicaux qui, pour des raisons différentes, épousent totalement la ligne d’un Baylet rêvant de rejoindre la majorité et le gouvernement de Nicolas Sarkozy, au PRG chacun a compris que l’élu lyonnais, évincé de la direction du parti il y a quelque temps, incarnera le jour venu le front du refus.

Avec ou sans Christiane Taubira qui n’est pas très tendre à son égard, lui reprochant notamment « d’avoir été dans le dispositif Baylet comme les autres durant des années ».

Elle atténuant cependant la critique en ajoutant que Thierry Braillard « incarne une génération d’élus de terrain et a des qualités » tout en le prévenant : « S’il s’oppose à Baylet il doit rester sur une ligne de gauche claire ». Elle devrait être rassurée en entendant l’intéressé affirmer « Je resterai extrêmement vigilant à ce que le PRG garde le cap fixé par ses fondateurs ».

Michel Rivet-Paturel

 

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