Européennes: Aubry se félicite que les socialistes soient "rassemblés"

Publié le par PRG

PARIS, 28 février 2009 (AFP) - Le Conseil national du Parti socialiste a approuvé samedi à une très large majorité les listes pour les Européennes du 7 juin, un quasi consensus salué par Martine Aubry, pour qui les socialistes sont "rassemblés face aux Français" et "unis sur la question européenne".

Entourée de ses têtes de listes, la première secrétaire du PS s'est dite "heureuse que les socialistes soient rassemblés face aux Français pour les défendre". "C'est un grand jour aujourd'hui pour le PS", a-t-elle estimé, à l'issue du Conseil national à huis clos à La Mutualité.

Ces listes, avec des "contraintes multiples", affichent "renouvellement", "diversité" et parité. Elles ont été adoptées par 189 pour, 18 abstentions et 14 contre. "On peut être contents", a-t-elle souligné.

Jugeant qu'il n'était "pas facile de trouver un équilibre", Mme Aubry a rappelé sa volonté que "le choix des militants" au Congrès de Reims "soit reconnu dans la composition des listes".

Son lieutenant, le député François Lamy, parlait d'"alchimie". Les huit têtes de listes socialistes sont comme prévu les royalistes Vincent Peillon (Sud-Est) et Bernadette Vergnaud (Ouest), les "delanoïstes" Harlem Désir (Ile-de-France), Catherine Trautmann (Est) et Kader Arif (Sud-Ouest), les aubrystes Gilles Pargneaux (Nord-ouest) et Henri Weber (Centre). Pour l'Outre-mer, il s'agit Ericka Bareigts, 2è maire-adjoint de Saint-Denis-de-la Réunion.

Les socialistes concourent pour 72 postes d'eurodéputés -la France a perdu six députés depuis le dernier scrutin en 2004. Des 31 sortants, cinq ne se représentent pas et 13 seront en position éligible et se retrouveront sur les listes. Il y a trois têtes de listes femmes sur huit régions. "On fera mieux la prochaine fois", a estimé Mme Aubry.

Par ailleurs, le texte d'orientation "Donner une nouvelle direction à l'Europe", a été adopté par 215 voix pour, 2 abstentions, aucun vote contre. "Les socialistes sont unis sur la question européenne", a souligné Mme Aubry.

"Quand j'ai été élue première secrétaire, on a dit la pauvre fille..., c'est une des barrières qui l'attendent", s'est-elle amusée, faisant allusion aux déchirements du PS sur le traité constitutionnel européen de 2005. Mais elle n'avait aucune "crainte", a-t-elle assuré.

Pour la maire de Lille, le PS a "l'occasion de renverser la table et de donner un nouveau sens à l'Europe".

Signe que "l'unité" est moins complète qu'il n'y paraît, le député Pierre Moscovici, un allié de Mme Aubry, a décidé de prendre ses distances avec la motion A créée autour de Bertrand Delanoë pour le congrès de Reims, disant vouloir désormais "travailler sans filtre avec la Première secrétaire".

Il y a eu "des grincements, des pleurs et du sang", a aussi fustigé le maire de Lyon Gérard Collomb, royaliste, visant une "parodie de démocratie" comme au "comité central du PC d'URSS".

Dans sa région, l'eurodéputé sortant isérois Bernard Soulage (PS) a refusé la 9e place qu'on lui avait attribué sur la liste du Sud-Est, alors qu'il demande une place qui serait éligible. Et à Lyon, le maire du 3e arrondissement, Thierry Philip, a aussi refusé une 5e place sur la même liste du Sud-est.

Le cas de la députée royaliste de Moselle Aurélie Filippetti, 3ème dans l'Est, fait aussi réagir, car en cas d'élection, elle devra choisir entre ses deux mandats.

Les listes seront soumises au vote militant le 12 mars, avant une convention nationale le 21 mars.

Publié dans dépêche PS

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