La Rochelle se souvient de Michel Crépeau (PRG) notre ancien ministre radical de gauche

Publié le par PRG

Agnès Marroncle La Croix le 3 Mars 2009

 
Dix ans après la mort de leur Maire en pleine séance à l’Assemblée, les habitants de la ville se disent fiers d ‘être Rochelais.

Lorsque voici deux ans à la Rochelle un groupe d’anciens amis de Michel Crépeau a lancé une souscription dans le but d’ériger une sculpture à la mémoire du défunt maire, l’association des jardins familiaux du quartier de Villeneuve les Salines a fait partie des premiers donateurs.

« Selon nos faibles moyens mais nous voulions participer ! 

déclare Daniel Péchérit, habitant de ce quartier populaire »

Sans Michel Crépeau, nous n’aurions pas eu les jardins; les immeubles de Villeneuve seraient beaucoup hauts et beaucoup plus hauts et beaucoup plus nombreux.

Dans les années 1960, c’est ce qu’il était prévu pour cette cité naissante.

Mais en arrivant aux affaires, Crépeau a stoppé le projet, l’a ramené à dimension humaine »

«Crépeau l’humaniste » c’est ainsi que se nomme l’association porteuse du projet de sculpture un disque de bronze de 4 m de diamètre qui prendra bientôt place sur une allée du port, tandis que demain à Paris l’Assemblée Nationale rendra hommage au député mort dix ans plus tôt presque « sur les planches »

Le 29 Mars 1999, il s’était écroulé en plein hémicycle, victime d’une attaque cardiaque alors qu’il prenait la parole devant ses pairs.

Députés, plusieurs fois ministre sous la présidence Mitterrand, Michel Crépeau fut à la tête d’un mouvement politique, radicaux de gauche.

Mais à la Rochelle c’était d’abord le maire ! « Il l’est resté presque trente ans de 1971 à sa mort et vous ne trouverez pas grand monde aujourd’hui pour s’en plaindre » affirme le restaurateur Jacques Bourdin, à l’origine de la souscription pour la sculpture du souvenir.

Il savait rassembler. Il était parvenu à mettre dans la tête des chefs d’entreprise qu’il fallait oublier les clivages, se battre tous ensemble pour la Rochelle. Et ça marchait !

Michel Crépeau dans la mémoire collective reste le « maire des petits vélos jaunes »le premier à avoir instauré dès 1975 un libre service vélos dans sa ville.

« A l’époque beaucoup parlaient de gadget », se souvient l’actuel député maire de la Rochelle, Maxime Bono.

« Quand on voit ce qu’est devenue cette initiative en France et dans le monde ! 

Même chose pour l’investissement de Michel Crépeau sur la voiture électrique.

Tout cela était précurseur. »

Toutefois, son empreinte la plus marquante est la création de l’université.

Et de nombreux Rochelais ont du mal à imaginer ce que serait leur ville sans ses étudiants et ses labos de recherche…

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