Le PRG avait milité pour des primaires dès 2006

Publié le par PRG

PARIS, 30 mars 2009 (AFP) - Dans la perspective de la présidentielle de 2012, le PS lance le débat sur la sélection de son futur candidat avec une proposition d'Arnaud Montebourg, chargé de la "rénovation" du parti, d'organiser des primaires "ouvertes" à tous les sympathisants socialistes.

Dans un rapport de neuf pages, le député de Sâone-et-Loire et le président de la fondation Terra Nova, Olivier Ferrand, proposent d'"introduire un système de primaires ouvertes" aux sympathisants pour la désignation du candidat à la présidentielle de 2012.

Une primaire ouverte produit "un formidable effet de dynamique" et une "puissance de mobilisation" incomparable à celle que produirait la désignation du candidat "par 200.000 socialistes français", estiment les rapporteurs, suite à leur mission aux Etats-Unis consacrée à l'étude de l'élection de Barack Obama.

Pour M. Montebourg, la "codification de ces primaires" devrait se faire "au plus tôt" et "à froid" pour que les règles du jeu soient fixées "dans l’intérêt général d'une remobilisation du camp de gauche" et non de "tel ou tel candidat".

Le débat interne est lancé: un groupe de travail, co-présidé par Arnaud Montebourg et Olivier Ferrand, intégrant les représentants de tous les courants, se réunira une fois par semaine jusqu'en juin, avec pour objectif de "proposer une codification de la désignation du candidat à la présidentielle", a dit à l'AFP M. Ferrand.

Il appartiendra ensuite à une Convention du parti de décider d'une éventuelle primaire qui nécessiterait une modification des statuts.

Patrick Mennucci, coordinateur national du courant de Ségolène Royal, "Espoir à gauche", s'est dit, mardi auprès de l'AFP, "satisfait de cette proposition" qui était "portée par la motion de Ségolène Royal" au Congrès de Reims.

Il s'est félicité que d'autres "rallient" ce projet: "c'est bien parti". Pour lui, les "choses doivent aller vite". Une Convention sur la Rénovation devrait se réunir au moment de l'université d'été de La Rochelle fin août.

La primaire avait été l'un des différends exprimés au Congrès de Reims: le maire de Paris Bertrand Delanoë, partisan d'un "parti de militants", n'y était pas favorable.

François Hollande y est toujours opposé préfèrant une désignation du candidat par les seuls militants- qui ne doivent pas être dessaisis de cette prérogative- quitte à ouvrir le parti comme en 2006, par une adhésion à un prix modeste permettant aux sympathisants de s'intégrer au processus.

En revanche, Pierre Moscovici, signataire de la motion Delanoë - qui a pris ses distances avec lui depuis- s'est dit dimanche favorable à une "primaire ouverte qui donne aux citoyens davantage de choix".

La première secrétaire Martine Aubry n'a pas encore annoncé sa préférence.

Selon un sondage Viavoice mardi, les Français souscrivent à 57% à des primaires "ouvertes" pour désigner le candidat socialiste et sont encore plus nombreux (66%) à vouloir un candidat unique pour toute la gauche.

La primaire doit-elle désigner un candidat PS ou de toute la gauche, "le débat reste ouvert", affirme Olivier Ferrand. La première option a sa faveur "car les partis de gauche alliés du PS ne voudront pas lâcher leur présence au premier tour de la présidentielle qui leur apporte des retombées importantes en terme d'image et de finances", souligne-t-il. Il n'exclut pas que des formations comme les Verts ou le PRG - qui avaient milité en 2006 pour une primaire à gauche - s'intégrent au processus.

 

Publié dans dépêche sur le PRG

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