Bastia: Emile Zuccarelli maire PRG de Bastia "personne n'a été blessé, c'est un miracle"

Publié le par PRG

AFP Le 5 Avril 2009
Le ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a effectué dimanche une visite éclair à Bastia, se rendant au chevet des membres des forces de l'ordre blessés samedi lors d'une manifestation contre les "violences policières" qui a dégénéré en violents affrontements.

La manifestation avait été organisée par les nationalistes indépendantistes de Corsica Libera pour protester contre les blessures reçues lundi à Bastia par un collégien, Xavier Orsini, lors d'une manifestation de lycéens contestant la condamnation d'Yvan Colonna à la réclusion perpétuelle assortie d'une peine de sûreté de 22 ans pour l'assassinat du préfet Claude Erignac.

Lors des affrontements avec les manifestants, 70 membres des forces de l'ordre ont été contusionnés ou blessés samedi à Bastia, huit ont été hospitalisés dont trois dans un état grave.

A l'hôpital de Bastia, le ministre a rencontré les blessés, l'un d'eux ayant été touché à l'aine et à la hanche, un autre ayant eu la main écrasée et un troisième souffrant d'un traumatisme facial consécutif au tir d'un projectile.

A l'issue de sa visite, Mme Alliot-Marie a dénoncé la "lâcheté de ceux qui mettent en avant des jeunes dans les manifestations et la radicalisation de ceux qui se sentent en position de faiblesse".

"Nous disposons de beaucoup d'images (prises par les forces de l'ordre), de beaucoup d'éléments" qui permettront d'identifier les fauteurs de troubles, d'entreprendre des actions en justice et de les condamner, a-t-elle indiqué.

Le procureur général Paul Michel a confirmé à la presse que "toutes les données seront exploitées" pour aboutir à des condamnations.

Mme Alliot-Marie a ensuite visité au pas de charge les bâtiments publics et établissements bancaires saccagés par les manifestants dans le centre-ville nettoyé au cours de la nuit, fustigeant "des violences inadmissibles commises par une poignée d'individus dont le but est d'attaquer tous les symboles de l'Etat".

Elle s'est dite choquée par les inscriptions taguées sur les murs : "les Français aux fours", "Erignac-Wacogne (président de la cour d'assises spéciale qui a jugé Yvan Colonna: NDLR) = salope".

"Ces actions sont contraires à toutes les valeurs de la Corse et des Corses", s'est emportée Mme Alliot-Marie, appelant la population à "se révolter" contre les responsables de ces actes.

Au commissariat de Bastia, le ministre a félicité les forces de l'ordre et les pompiers pour leur sang-froid.

"Vous avez été confrontés à une violence de grave intensité, vous avez fait honneur à l'Etat, à tous ceux dont vous assurez au quotidien la protection et vous avez payé durement", a-t-elle dit.

Elle a vu des "engins destinés à tuer", selon un démineur, qui ont été utilisés contre les CRS et les garde-mobiles, notamment les débris d'une boule de pétanque bourrée d'explosif et des "pipe bombs" (tubes de métal remplis de poudre noire et de petits projectiles utilisés comme lanceur d'engins: NDLR).

En marge de la cérémonie au commissariat, le maire (PRG) de Bastia, Emile Zuccarelli, a expliqué qu'une fusée avait été tirée samedi vers 19h00 dans les fenêtres de son appartement sur la place Saint Nicolas où les affrontements faisaient rage. "L'engin a troué la persienne et la vitre et a atterri dans la pièce où se trouvait huit de mes petits-enfants. Personne n'a été blessé, c'est un miracle", a-t-il expliqué à l'AFP.

Publié dans dépêche sur le PRG

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