Les alliés de l'UMP, Parti Radical et NC, se disputent les places éligibles

Publié le par PRG

Le Figaro le 6 Avril 2009
lIs se préparent aux prochaines négociations avec la commission des investitures du parti présidentiel, qui doit se réunir les 14 et 15 avril.

Derniers à rendre publiques leurs revendications en termes de places éligibles sur les listes de la majorité pour les européennes, les radicaux valoisiens ont placé la barre haut. Ils veulent retrouver les trois sièges qu'ils avaient dans le Parlement sortant, grâce au ralliement en cours de mandat de l'ex-UDF Thierry Cornillet et de Tokia Saïfi, qui a adhéré dans la foulée de Jean-Louis Borloo. Laurent Hénart, secrétaire général du Parti radical, estime que c'est «un minimum».

Et c'est en bonne voie. Véronique Mathieu, une ancienne de Chasse, Pêche, Nature et Tradition, qui est la seule à avoir été élue en 2004 sous l'étiquette radicale, devrait figurer en deuxième position dans l'Est. Elle aussi eurodéputée sortante, Tokia Saïfi, ex-secrétaire d'État au Développement durable du gouvernement Raffarin, a de solides espoirs de conserver son siège dans le Nord-Ouest, où l'UMP a d'ores et déjà attribué la tête de liste à un autre candidat du Parti radical : le maire de Valenciennes Dominique Riquet. En revanche, Thierry Cornillet a fort peu de chances de retrouver une place éligible dans le Sud-Est, où l'UMP doit déjà affronter la révolte de sa fédération corse, non représentée dans le haut de la liste.

Le Nouveau Centre a également bon espoir d'envoyer trois de ses représentants à Strasbourg, du moins selon son président Hervé Morin. Le ministre de la Défense assure que Nicolas Sarkozy lui-même le lui a promis, et que Xavier Bertrand et Jean-Claude Gaudin se sont engagés à exaucer le souhait présidentiel mardi, lors d'une rencontre entre dirigeants du NC et de l'UMP.

 

L'arbitrage de Nicolas Sarkozy

 

Reste à choisir les bons candidats. En Ile-de-France, la troisième place, éligible, devrait revenir à Jean-Marie Cavada. Les deux autres centristes dont les noms circulent avec le plus d'insistance sont Manon Fouquet dans le Centre et Damien Abad dans le Sud-Est. La première, conseillère municipale d'opposition à Ballan-Miré (Indre-et-Loire), a été préférée par Brice Hortefeux à l'ancienne ministre chiraquienne Catherine Colonna. Le ministre du Travail, qui a également la haute main sur les investitures de l'UMP pour les européennes, a mis tout son poids dans la balance.

Damien Abad, lui, bénéficie du soutien sans faille d'Hervé Morin. Handicapé physique, ce major de Sciences Po Bordeaux préside le mouvement des Jeunes Centristes. Il brigue la troisième position sur la liste dans le Sud-Ouest, également revendiquée par Alain Juppé pour l'eurodéputé sortant Alain Lamassoure. Le maire de Bordeaux, qui réclamait la deuxième place pour son adjointe chargée des affaires européennes, Sonia Dubourg- Lavroff, refuse que l'Aquitaine n'obtienne aucun siège. La tension est telle dans la circonscription que Dominique Baudis, tête de liste, s'en est publiquement remis à l'arbitrage de Nicolas Sarkozy.

L'aile gauche de la majorité réclame elle aussi son dû, même si ses revendications sont plus modestes. Les Progressistes d'Éric Besson sont toujours dans la course pour la place sans doute la plus disputée de toutes : la troisième d'Ile-de-France, qui pourrait revenir à l'une des leurs, Véronique Bensaïd, ancienne assistante parlementaire de Dominique Strauss-Kahn. Elle paraît aujourd'hui plus en cour que ses concurrentes, parmi lesquelles Marielle Gallo. La candidature de l'épouse de l'académicien Max Gallo est soutenue par La Gauche moderne, qui brigue aussi une «position charnière» dans l'Est, le fief de Jean-Marie Bockel. Le maire ex-PS de Mulhouse encourage Michèle Striffler, l'une de ses adjointes, à se présenter, dans l'espoir qu'un siège se libère en cours de mandat.

Les alliés de l'UMP se préparent déjà au prochain round de négociations avec la commission des investitures du parti présidentiel, qui doit se réunir les 14 et 15 avril. Le résultat final de ces tractations devrait être connu fin avril, après les vacances de Pâques. Et surtout après l'arbitrage final de Nicolas Sarkozy.

Publié dans Article sur l'UMP

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