Découpage électoral - La colère du PRG monte

Publié le par PRG


France Soir le 13 Avril 2009
Le projet de découpage électoral du gouvernement suscite la colère du côté de l'opposition.
Le projet de découpage électoral du gouvernement, qui prévoit la suppression de 33 circonscriptions - 18 détenues par la gauche et 15 par la droite -, provoque la grogne dans les rangs de l'opposition. Elle y voit « un tripatouillage » et « une absence d'impartialité » de l'UMP. Le projet avait été dévoilé samedi, à l'AFP, par le secrétaire d'Etat aux Collectivités territoriales, Alain Marleix. Dans son édition du week-end, le quotidien Le Monde a fait état d'un même projet, évoquant aussi la disparition des 33 circonscriptions. Mais, cette fois, ce serait 23 d'entre elles seraient détenues par la gauche, neuf par la droite et une dernière, dite « mixte ». « Une intox », selon M. Marleix.

« L'Etat Sarkozy »
Reste que l'un et l'autre des projets n'ont pas ravi l'opposition qui a tonné Dimanche. Pierre Moscovici (PS), auteur de l'accusation de « tripatouillage », estime avoir « l'impression que la droite cherche à sanctuariser 200 à 250 circonscriptions pour elle avec l'intention de rendre extrêmement difficile l'alternance ». Selon le député socialiste du Doubs, c'est « la confirmation de la volonté de Nicolas Sarkozy de conserver le pouvoir envers et contre tout et envers et contre la démocratie, s'il le faut ». Et de dénoncer que, « là, on est dans l'Etat Sarkozy ». La sonnette d'alarme avait été tirée, dès mercredi, par le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault. Samedi, il a expliqué avoir eu connaissance d'éléments sur les intentions du gouvernement, lui faisant craindre « un bilan plus favorable à la droite qu'actuellement », après redécoupage. Le jour même, Alain Marleix s'est défendu, faisant valoir que ce n'était pas le gouvernement « qui désirait supprimer ces circonscriptions », mais « la loi, en fonction des résultats des recensements de la population ».

« Absence manifeste d'impartialité »
De son côté, le président d'honneur du PRG, Roger-Gérard Schwartzenberg, a brocardé l'« absence manifeste d'impartialité » d'Alain Marleix. Ce dernier étant, selon lui, « juge et partie » dans cette affaire. Il a observé que le secrétaire d'Etat aux Collectivités territoriales avait été, « de 2005 à 2008, secrétaire national aux élections à l'UMP et a même cumulé ces deux fonctions de mars à octobre 2008, alors même qu'il était chargé du découpage électoral ». La commission de contrôle des opérations de découpage, présidée par Yves Guéna, sera mise en place le 21 avril prochain. Après transmission des projets d'ordonnance, la commission aura ensuite deux mois pour rendre ses avis. Le Parlement devra se prononcer définitivement avant le 8 janvier 2010, soit à deux ans et demi des législatives de 2012. Le découpage doit s'effectuer à nombre de sièges constants à l'Assemblée, avec un député pour 125.000 habitants contre 106.000 actuellement. Le dernier découpage remonte à 1986. Il avait été réalisé par Charles Pasqua.

 

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