Elections européennes : pas de listes PRG

Publié le par PRG

Le Bien Public le 17 Avril 2009
En politique, il ne faut certes jamais dire jamais. Mais la décision a été prise lors d'un comité directeur du parti organisé récemment. Le parti radical de gauche (PRG) ne présentera aucune liste aux élections européennes du 7 juin prochain. Une première pour ce parti depuis que ce scrutin existe. Décision difficile à prendre Cette éventualité avait été abordée fin mars lors d'une convention nationale du PRG à La Rochelle (voir notre édition du 5 avril). Le parti se divisait alors en deux, entre ceux qui voulaient présenter des listes dans toutes les circonscriptions, y compris dans le Grand Est dont dépend la Bourgogne, et les autres qui préféraient ne pas participer à ce scrutin. Ces derniers ont eu gain de cause. « La décision a été lourde et difficile à prendre » commente Patrick Molinoz, président départemental du PRG. « Nous condamnons déjà un mode de scrutin qui n'a pas de sens. Il ne rapproche pas les élus européens des citoyens et exclut les petits partis. Cette régionalisation a été voulue par les deux principaux partis (NDLR : l'UMP et le PS). Et ce sont eux qui n'arrêtent pas de parachuter des candidats ici et là ! » D'ailleurs, Patrick Molinoz tire particulièrement à boulet rouge sur le parti socialiste. « Les discussions ont été impossibles avec le PS, trop pris dans ses équilibres de courants… », dénonce-t-il. « Nous ne demandions pas grand-chose : deux postes éligibles, voir 1 poste et demi. » Dans quelle circonscription ? « L'Ouest et l'Est. » Patrick Molinoz, lui-même, se serait bien vu candidat en position 2 ou 4 dans cette dernière. « Le PS s'est mal comporté » « Le PRG ne donnera aucune consigne de vote pour ce scrutin », ajoute l'élu de Venarey-Les Laumes, avant d'enfoncer le clou : « Le parti socialiste s'est très mal comporté avec nous. Et à force d'humilier ses alliés les plus fidèles, il prend des risques pour l'avenir » Pour les régionales ? « A ce niveau, il est plus facile de discuter. Non, cela sera plus difficile concernant le Sénat dans deux ans. Une majorité à gauche ne pourra se faire sans les radicaux. » Quant aux élections présidentielles, « le débat n'est pas tranché de notre côté quant à savoir si nous aurons un(e) candidat(e) ou non. Mais aussi sur le soutien que nous pourrions apporter à gauche si ce n'est pas le cas », précise le conseiller général. PS/PRG… Je t'aime, moi non plus ?

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