Une visite de Sarkozy, et la vie s'arrête!

Publié le par PRG

Marianne 2 le 8 Mai 2009
Les forces de l’ordre ne seraient pas intervenues pour débloquer l’université de Toulon afin de ne pas créer d’incidents lors de la visite de Nicolas Sarkozy, aujourd'hui, dans le Var. Le préfet nie formellement et explique ne pas avoir été sollicité par le président de la faculté. Ah bon?
«Chaque fois qu'un président d'université nous le demande, nous répondrons présent pour rétablir l'ordre dans les
universités. » C’est beau : c’est
du François Fillon dans le texte. C’est beau mais cette phrase prononcée mercredi soir au siège de l’UMP, c’est du flan ! Car il existe un président d’université bloquée qui a fait appel aux forces de l’ordre sans succès : le président de la petite université du Sud - Toulon Var, Laroussi Oueslati (qui est par ailleurs conseiller régional PRG). Comme l’expliquent nos confrères de Var-Matin, « le préfet aurait refusé » : « Il se murmure que la venue de Nicolas Sarkozy dans le département ne serait pas étrangère à cette décision. »

Le chef de l’Etat doit en effet se rendre aujourd'hui à Sainte-Maxime pour célébrer la victoire des Alliés. Comme à l’occasion de chacun de ses déplacements depuis quelques mois, les « serviteurs »... de l’Etat  ont apparemment pris soin de déminer le terrain en tenant à distance les contestataires trop bruyants et, dans le cas présent, en ne les excitant pas trop avec une descente de police sur le site universitaire de La Garde…


« C'est peut-être du formalisme mais c'est le droit ! »

Contacté, le préfet du Var, Jacques Laisné, se défend de tout lien de cause à effet. Et son argumentaire est réglé comme du papier à musique : « C’est un raccourci un peu rapide, explique-t-il, Premièrement, il y a déjà eu une intervention des forces de l’ordre sur le site la semaine dernière. Deuxièmement, le recours obéit à des règles extrêmement précises : il faut une demande écrite du président de l’université. Et cette demande, je ne l’ai toujours pas vue. C’est peut-être du formalisme mais c’est le droit ! »

En tout cas, s’il n’est pas parvenu jusqu’au préfet, ce courrier a au moins atterri à Marianne2, accompagné de son accusé de réception (voir les documents ci-dessous) ! Un accusé de réception qui nous révèle que la demande du président Oueslati est bien arrivée en préfecture, mercredi à 10 h 22, et qu’elle était adressée au directeur de cabinet, Simon Babre. Il serait peut-être temps que celui-ci la transmette à son patron…

Recontactés, les services préfectoraux expliquent finalement... avoir bien reçu le document en question ! « Effectivement, il est arrivé mercredi, reconnaît une collaboratrice, Il a été posé sur son bureau mais Monsieur le préfet ne l'a pas vu ! Vous savez, on a vraiment eu une journée de fous avec la venue de Monsieur Sarkozy ! » Apparemment...

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