À l'Assemblée, les nouveaux groupes attendront

Publié le par PRG

Le Figaro le 15 Mai 2009
Ni les communistes, ni les villepinistes n'envisagent de profiter de l'abaissement du seuil pour constituer un groupe.

La surprise est de taille. En votant à l'unanimité un amendement communiste qui permet aux députés de former un groupe parlementaire à partir de quinze élus (au lieu de vingt actuellement), l'Assemblée a ouvert la voie à la création de nouveaux groupes minoritaires. Mais voilà, pour l'instant, la perspective d'un Palais Bourbon morcelé ne semble pas pour demain. Ni les communistes, ni les radicaux de gauche, encore moins les villepinistes n'ont envie de prendre leur autonomie.

C'est Nicolas Sarkozy en personne qui a remis indirectement le sujet sur la table à la veille de la révision constitutionnelle adoptée le 23 juillet dernier. Pour glaner les quelques voix qui pouvaient lui faire défaut, il avait amadoué les radicaux de gauche en levant cet obstacle. Un geste récompensé en retour par le vote positif d'une partie des élus radicaux de gauche.

Les socialistes, qui s'étaient toujours opposés à un abaissement du seuil, ne sont pas intervenus lors du débat sur cet amendement. Une neutralité qui a suscité des remous au sein du groupe PS.

 

Pas de sécession

 

Jean-Marc Ayrault a fourni une explication peu convaincante sur ce revirement : «On a voté cela parce qu'on nous fait toujours le procès d'être les gros groupes qui refusent les petits. On n'est pas magnanimes mais réalistes.» En réalité, le patron des députés PS a le secret espoir que les onze députés radicaux de gauche rattachés au groupe PS ne se mettent pas d'accord pour constituer un groupe autonome. Ce qui est le cas puisque Gérard Charasse, l'animateur du PRG à l'Assemblée, freine des quatre fers.

Bon gré, mal gré, l'UMP a aussi changé sur la question, après l'avis favorable émis par le chef de l'État à un abaissement du seuil. Une décision pour l'instant sans réelle conséquence. Les communistes (15 élus et 2 apparentés), qui avaient dû s'allier en 2007 avec les Verts et deux élus d'outre-mer pour constituer le groupe GDR, n'envisagent pas de faire sécession. «Nous avons pris un engagement moral de rester ensemble tout au long de la législature», nous a déclaré Jean-Claude Sandrier, président du groupe.

À droite, la création de petits groupes autonomes «n'est pas d'actualité», selon le villepiniste Hervé Mariton. «On ne fait pas un groupe par humeur. Et nous ne contestons pas le fonctionnement du groupe UMP, qui nous donne une grande liberté», confirme François Goulard. Les dix-huit députés radicaux valoisiens (ceux de la majorité) sont sur la même ligne. «Nous avons passé un accord d'association avec l'UMP pour la législature. Il n'y a pas de raison objectivede créer un groupe», explique leur leader, Laurent Hénart.

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azise setterahmane 15/05/2009 14:06

Le président Baylet a ét réélu président du PRG,à cette occasion il a confirmé qu'il ferait tout pour que le PRG dispose d'un groupe autonome au sénat et à l'assemblée nationale.Merci président,cela est presque fait,aussi il est souhaitable que l'ensemble des députés radicaux conformémént aux engagements pris devant les militants du parti,se réunisse et se donne les conditions nécessaires pour créer un groupe PRG à l'assemblée nationale.