Le PS prit pour cible

Publié le par PRG

Les Echos le 18 Mai
La concurrence est vive à gauche pour les européennes et le PS est en train de se transformer en cible privilégiée. Par ceux qui ne sont pas parvenus à trouver une place sur les listes socialistes, d'abord : après Jean-Pierre Chevènement, qui a appelé, la semaine dernière, à voter « blanc ou nul », le président des radicaux de gauche, Jean-Michel Baylet, a accusé samedi le PS d'avoir « fait le choix de se priver de ses alliés pour les élections européennes ». « Le 7 juin 2009 risque hélas de ne pas faire date dans l'histoire du Parti socialiste », a-t-il poursuivi, anticipant publiquement une défaite. L'ex-socialiste et fondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui est candidat dans le Sud-Ouest, a, lui, poursuivi ses attaques, accusant dans « Le Parisien » Martine Aubry de « s'exprimer comme si elle était candidate à la présidentielle » lorsqu'elle appelle au vote utile. Et de reprocher aux socialistes de « voter 97 % des lois en commun avec la droite au Parlement européen » pour mieux convaincre qu'il est « totalement inutile » de leur apporter des suffrages. « Ça fait depuis 1992 qu'ils nous chantent la même chanson ! », a ironisé sur Canal+ le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste, Olivier Besancenot.

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