La fusion Banque populaire-Ecureuil votée par les députés

Publié le par PRG

Le point/Reuters
Le 19
Mai 2009
Les députés ont adopté le projet de loi sur la fusion des Banques populaires et des Caisses d'Epargne qui prévoit la création d'un organe central commun aux deux banques.

Les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté pour. Les groupes socialiste, radical et citoyen (SRC) et de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) ont voté contre.

Ce projet de loi présenté par Christine Lagarde, ministre de l'Economie, sera examiné par le Sénat le 8 juin, l'objectif étant que le texte soit définitivement voté par le Parlement avant la fin juin.

"Ce rapprochement, voulu par les deux groupes, tire les enseignements de la crise financière que nous avons traversée. Il est fondé sur le constat unanimement partagé que la banque universelle constitue le modèle le plus robuste pour faire face aux turbulences financières", a affirmé Christine Lagarde.

Elle a souligné que ce rapprochement allait donner naissance au deuxième groupe bancaire français - derrière le Crédit agricole- "avec 34 millions de clients, plus de sept millions de sociétaires, 7.700 agences et près de 110.000 collaborateurs".

"Une satisfaction sur la gouvernance, une crainte, je crois partagée sur tous les bancs, concernant l'avenir financier de ce groupe, une incertitude juridique dont à l'évidence cette nouvelle banque n'avait pas besoin, voilà les raisons pour lesquelles nous votons contre ce texte", a dit de son côté Jérôme Cahuzac (PS).

Le texte prévoit la création et définit les missions d'un organe central commun aux deux banques sous la forme d'une société anonyme dont le capital social et les droits de vote sont détenus à la majorité absolue par les Caisses d'Epargne et les banques populaires.

L'examen de ce texte par le Parlement intervient alors que la banque Natixis, filiale des Banques populaires et des Caisses d'épargne, a enregistré, du fait de la crise financière mondiale, une perte nette de 1,8 milliard d'euros pour le premier trimestre de l'année.

Il s'agit de son quatrième trimestre consécutif dans le rouge.

De plus, des perquisitions ont eu lieu mardi au siège de Natixis et de ses maisons-mères dans le cadre d'une enquête ouverte à la suite d'une plainte de petits actionnaires qui affirment avoir été lésés lors de l'entrée en bourse de la banque en 2006.

S'ajoutent également les polémiques consécutives à la nomination de François Pérol, ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée, a la tête de ce nouveau groupe bancaire.

Il a été auditionné le 25 mars par la commission des Finances de l'Assemblée et une enquête préliminaire pour "prise illégale d'intérêt" a été ouverte à son encontre début avril à la suite de deux plaintes déposées par des associations.

Publié dans dépêche sur le PRG

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