La campagne européenne entre dans la dernière ligne droite

Publié le par PRG

Reuters le 24 Mai
A deux semaines du scrutin, la campagne officielle des élections européennes débute lundi après la publication officielle des listes.

Le ministère de l'Intérieur a recensé 161 listes dans toute la France, l'Ile-de-France détenant le record avec 28 listes déposées. Leur composition doit être annoncée lundi après vérification de leur conformité avec la loi électorale.

Seule une demi-douzaine de partis devraient être présents dans les huit circonscriptions électorales pour ce scrutin destiné à élire les 72 représentants de la France au Parlement européen.

D'autres mouvements, comme le Parti humaniste, qui fait campagne sous le slogan "la force de la non-violence", ou Alternative libérale, seront seulement en lice dans quelques régions.

Après avoir tenté de se présenter à l'élection présidentielle en 2007, l'humoriste Dieudonné a annoncé son intention de déposer une liste "antisioniste" dans la seule Ile-de-France.

A quinze jours du vote, le 7 juin en France métropolitaine, les sondages anticipent une abstention forte et placent l'UMP en tête des intentions de vote, avec une avance sur le Parti socialiste oscillant entre trois et six points au niveau national.

Le MoDem et Europe Ecologie, emmené par Daniel Cohn-Bendit et José Bové, se disputent la troisième place.

En Ile-de-France, où 13 sièges sont en jeu, le mouvement écologiste passe devant le parti centriste de François Bayrou, selon TNS Sofres Logica pour Europe 1.

Vendredi, Daniel Cohn-Bendit a tablé sur un "bon score" de sa formation, qui pourrait envoyer selon lui jusqu'à neuf eurodéputés à Strasbourg. En 2004, les Verts avaient obtenu six sièges.

Les instituts de sondage constatent depuis peu une progression globale des intentions de vote à gauche.

Selon une enquête Ipsos pour SFR, Le Point et 20 minutes, l'addition du vote PS, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Front de gauche, réunissant le PCF et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, et Lutte ouvrière donne un total de 46%, en progression d'un point par rapport aux européennes de 2004.

LE PRG À LA TÉLÉ SANS LISTE

"L'ensemble de la gauche va pulvériser l'UMP", a assuré Jean-Christophe Cambadélis, responsable de la campagne du PS.

A droite comme à gauche, les candidats bataillent contre l'abstention, qui n'a cessé de progresser aux scrutins européens depuis 1979 avec une exception en 1994.

En 2004, elle avait atteint 57,2 % mais en 2005, lors du référendum sur la Constitution européenne, plus de 59% des électeurs français s'étaient rendus aux urnes.

"Le premier défi à relever, c'est l'abstention", a reconnu la semaine dernière François Fillon lors d'un meeting en Meurthe-et-Moselle.

Accusant le gouvernement de détournement à visées électoralistes, le PS a tenté cette semaine, en vain, d'obtenir la suspension d'un clip vidéo appelant les électeurs à se mobiliser.

Face à ce faible engouement électoral, la télévision publique - les télévisions privées n'ont aucune obligation - prend le relais pour deux semaines à partir de lundi et jusqu'au vendredi 5 juin à minuit.

Les listes officielles se partagent trois heures d'antenne pour des messages, émissions, spots à caractère partisan : deux heures pour les partis institutionnels disposant d'un groupe parlementaire à l'Assemblée ou au Sénat et une heure pour les autres.

Paradoxe, le Parti radical de gauche dispose, comme les six autres partis institutionnels, de 20 minutes alors qu'il ne soutient aucune liste et a annoncé son intention de se servir de ce temps de parole audiovisuel.

A contrario, Dieudonné n'aura aucun accès à la campagne officielle. Pour en bénéficier, un mouvement doit déposer une liste dans au moins cinq circonscriptions électorales.

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