Pour Anne-Marie Escoiffier sénatrice PRG, le respect de la vie privé est menacé à l'heure du numérique

Publié le par PRG

PARIS, 3 juin 2009 (AFP) - Le Sénat s'alarme, dans un rapport d'information publié mercredi, des menaces contre le droit à la vie privée induites par l'apparition de "nouvelles mémoires numériques" qui collectent des données permettant de suivre un individu dans le temps et l'espace.

"Le droit au respect de la vie privée est aujourd'hui menacé", a déclaré le sénateur centriste Yves Détraigne (Marne) en présentant à la presse, avec Anne-Marie Escoffier (Aveyron, PRG/RDSE) les conclusions d'un groupe de travail sur "la vie privée à l'heure des mémoires numériques" installé par la commission des lois du Sénat.

"Une demande accrue de sécurité conduit nos concitoyens à une plus grande acceptation des systèmes de surveillance numériques à des fins de contrôle", relève le sénateur. Il a évoqué "l'augmentation du nombre de fichiers de police" évalués à 58 par le groupe de travail et la tendance à "l'interconnexion des fichiers".

Il a également mis en lumière les menaces "liées au confort qu'offrent les nouvelles technologies" entraînant "un manque de vigilance de nos concitoyens" sur "les nouveaux risques" qu'elle peuvent induire sur leur vie privée. Il a cité l'exemple des GPS ou des péages d'autoroute qui permettent de suivre les déplacements.

M. Détraigne a enfin évoqué les menaces liées aux développement des réseaux sociaux internet (Facebook, MySpace etc..) où l'internaute n'a pas forcément conscience que ses données deviennent "universelles dans le temps et l'espace".

Face à ces menaces, le groupe de travail a fait 15 recommandations visant à "faire du citoyen un +homo numericus+ libre et éclairé", "acteur de sa propre protection", selon Mme Escoffier. Il préconise aussi de renforcer les moyens de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) et de "compléter le cadre juridique actuel", notamment en "définissant des standards internationaux".

 

Publié dans dépêche sur le PRG

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