Congrès : les Verts et le PCF boycottent, le PRG ira

Publié le par PRG

Europe 1 le 17 Juin

Les quatre députés et les cinq sénateurs Verts se sont mis d'accord : ils ne participeront pas au Congrès convoqué à Versailles le 22 juin prochain par Nicolas Sarkozy. Les députés François de Rugy et Yves Cochet avaient pourtant jugé ce boycott "puéril". Mais la décision a été prise à la majorité, poussée notamment par Noël Mamère qui a dénoncé une "mascarade".

Après des débats similaires, le Parti socialiste a tranché dans l'autre sens : les parlementaires socialistes se rendront bien à Versailles. En revanche, ils ne prendront pas part au débat organisé après le départ du chef de l'Etat. Sur Europe 1 mardi, Jack Lang avait demandé aux élus PS de "ne pas pratiquer la politique de la chaise vide, de tirer la leçon de cet antisarkozysme primaire qui a été destructeur pour la gauche".

Arnaud Montebourg, député PS dénonce le statut d'une opposition "potiche". Il réclame "l'égalité des armes" :

 Les sénateurs socialistes auraient eux souhaité participer au débat, a indiqué le président du groupe sénatorial (102 élus PS) Jean-Pierre Bel. Ils suivront toutefois la ligne arrêtée en fin de journée par le bureau national du PS, logiquement celle de Martine Aubry.

Seront en revanche présents du début à la fin les Radicaux de gauche et divers gauche (une trentaine d'élus), dont les voix avaient été déterminantes pour l'adoption de la révision constitutionnelle du 23 juillet 2008, autorisant la venue du président devant le Congrès. Toutefois, les Radicaux de gauche ne voteront pas la modification du règlement du Congrès : "l'organisation retenue confirme la volonté des deux partis majoritaires d'étouffer le droit à la différence", a annoncé mardi le président du PRG, Jean-Michel Baylet.

Côté communiste, les parlementaires ont choisi le boycott, comme les Verts. La présidente du groupe PCF et Parti de gauche au Sénat, Nicole Borvo Cohen-Seat, avait expliqué lundi que son groupe n'avait "pas envie d'apporter sa caution à cette opération médiatique".

Par ailleurs, Bernard Accoyer a invité les 72 eurodéputés français élus le 7 juin à suivre ce Congrès depuis les tribunes.

Nicolas Sarkozy doit s'exprimer devant le Parlement réuni pour la première fois depuis que la Constitution lui en donne le droit. L'alinéa 2 de l'article 18 indique que le chef de l'Etat "peut prendre la parole devant le Parlement réuni en Congrès". Sa déclaration sera suivie, après son départ, d'un débat parlementaire sans vote, avec un temps de parole de 10 minutes dévolu à chacun des groupes politiques. Le premier ministre François Fillon sera présent avec quatre ministres mais ne prendra pas la parole.

 

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