Les parlementaires adoptent le règlement du Congrès

Publié le par PRG

VERSAILLES, 22 juin 2009 (AFP) - Députés et sénateurs, réunis lundi en Congrès à Versailles, ont adopté à l'ouverture des débats une modification du règlement du Congrès, formalité pour mettre en oeuvre les modalités de la prise de parole du président de la République.

L'UMP et les centristes ont voté pour, le PS, les PRG et les divers gauche ont voté contre. Le PCF et les Verts ont boycotté le Congrès.

"Le président de la République peut prendre la parole devant le Parlement réuni à cet effet en Congrès", prévoit donc désormais le règlement, conformément à la révision constitutionnelle de juillet 2008.

"A l’heure fixée pour sa déclaration, il est introduit dans l’hémicycle sur l’ordre du président du Congrès, lequel lui donne aussitôt la parole. Sa déclaration terminée, le président de la République est reconduit hors de l’hémicycle dans les mêmes formes".

Selon la résolution, "la séance peut être reprise pour un débat sur la déclaration du président de la République, hors la présence de celui-ci".

"Chaque groupe dispose d’un temps de parole de dix minutes pour l’orateur qu’il désigne". En outre, "un temps de parole de cinq minutes est attribué au député ou au sénateur n’appartenant à aucun groupe qui s’est fait inscrire le premier dans le débat".

Neuf groupes politiques auraient dû prendre la parole (cinq au Sénat, quatre à l'Assemblée). Dans les faits, cinq seulement s'exprimeront: les groupes UMP et centristes des deux chambres et le groupe radical du Sénat. Les deux groupes PS de l'Assemblée et du Sénat ont décidé d'écouter le président mais de ne pas participer à "ce simulacre de débat". Les communistes et les Verts ont décidé de boycotter l'ensemble du Congrès.

Les orateurs qui prendront la parole, dont l'ordre a été tiré au sort, sont François Sauvadet (Nouveau Centre, Assemblée), Michel Mercier (Union centriste, Sénat), souvent cité ces derniers jours comme entrant dans le prochain gouvernement, Henri de Raincourt (UMP, Sénat), Jean-François Copé (UMP, Assemblée) et Yvon Collin (RDSE, Sénat).

Chez les non inscrits, c'est le député Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République) qui devrait s'exprimer. François Bayrou (MoDem) s'était inscrit le premier mais il a choisi de passer son tour.

Lundi matin, à la tribune, le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a dénoncé les "conditions rocambolesques" de ce Congrès destiné à ce "que le chef de l'Etat s'exprime selon son bon plaisir".

"C'est la nature même de notre régime qui est en cause", a-t-il dit annonçant que les socialistes, après avoir refusé de voter le règlement, ne participeraient pas au "simulacre" de Versailles.

Le patron des députés UMP Jean-François Copé a vanté "un moment si important de notre histoire politique". Pour lui, la venue de Nicolas Sarkozy "est l'occasion de prendre et de tracer d'importantes décisions pour notre pays".

L'ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin a une nouvelle fois regretté dans les couloirs que le Premier ministre François Fillon ne réponde pas aux orateurs à l'issue du débat. Cette prise de parole n'est pas stipulée dans la Constitution.

 

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