Congrès de Versailles: les réactions

Publié le par PRG

Voici les réactions au discours de Nicolas Sarkozy devant le Parlement, lundi 22 juin à Versailles :

A DROITE

Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP : "C'est un discours particulièrement fort. Ce n'est pas un discours comme les autres. Il prend toute la mesure de la crise et il indique aujourd'hui ce qui est maintenant interdit. Dépenser n'importe comment, c'est interdit. Le statu quo en matière de collectivités territoriales, c'est interdit". "Il a indiqué que le modèle français a de l'avenir. Il faut le réformer pour qu'il soit toujours d'actualité. C'est un vrai message de volontarisme politique et le volontarisme politique est plus que jamais d'actualité". (Déclaration à la presse)

François Goulard, député UMP (villepiniste), a fait part de son "inquiétude" au sujet de la "situation réellement alarmante" des déficits, jugeant que Nicolas Sarkozy n'avait pas "esquissé de solutions".
"Dans les trois prochaines années, un des sujets majeurs de notre pays sera la situation des finances publiques". "Nous avons un déficit qui est carrément excessif aujourd'hui, une situation de dette qui va devenir véritablement alarmante et dans les déclarations du président, il n'y avait pas l'esquisse des solutions qui permettent de remédier à cet état de fait". "Sur ce point-là, la présentation du président de la République ne paraît me pas être à la hauteur d'une situation réellement alarmante". "Pour le reste, c'est un discours d'orientation générale. Ces orientations conviennent à l'UMP et très largement au-delà mais, pour les mesures concrètes, j'ai cette inquiétude en ce qui concerne les déficits". (Déclaration à la presse)

Nicolas Dupont-Aignan, député non inscrit, président de Debout la République (DLR) : "Cette première institutionnelle depuis la IIe République est assez paradoxale et ubuesque. On nous demande de débattre en réponse du discours du président de la République alors que ce dernier est déjà parti et ne peut donc nous écouter". Tout en jugeant "la dérobade du Parti socialiste pas glorieuse", il a estimé que Nicolas Sarkozy avait, avec "de belles paroles", "reproduit un discours de campagne" au lieu de présenter "un remède de cheval" face à la crise. (Déclaration à la presse)

Jean-Marie Le Pen, président du Front national, a qualifié l'intervention de Nicolas Sarkozy de "discours pour rien". "A défaut d'être historique, comme on l'annonçait, le discours de Nicolas Sarkozy devant le Congrès était original : pour la première fois, il ne s'agissait pas d'une liste d'annonces toutes plus mirobolantes les unes que les autres". "La machine à fabriquer la poudre aux yeux est-elle en panne, ou bien les citoyens sont-ils censés se contenter de savourer la royale image du président de la République s'adressant à son Parlement?" "Le bling-bling sonne dans le vide. Et, au milieu du désastre que connaît notre pays dans tous les domaines, le roi est nu, même à Versailles". (Communiqué)

AU CENTRE

François Bayrou, président du MoDem ,a qualifié "d'incroyable catalogue de campagne électorale" le discours du chef de l'Etat. "L'annonce d'un nouvel emprunt a quelque chose de surréaliste, parce que de l'emprunt on en fait tous les jours". "On en est à 140 milliards de déficit annuel annoncés par le ministre des Finances. Ou sont les limites dans cette dérive qui semble ne plus avoir de frein ?" "Quand on parle déficit il n'y a pas tant de différences entre les bons, les moyens et les mauvais déficits. Au bout du compte c'est toujours de la dette qu'il faudra qu'on paye".
"Un Parlement qui représente le peuple ne devrait pas accepter qu'on s'adresse à lui sans qu'il puisse répondre". "C'est un manquement incroyable à des principes. Et que cela se passe à Versailles, cela donne un arrière-plan symbolique : si quelqu'un peut s'adresser au Parlement sans qu'il réponde, c'est un souverain". "Pour la République, cela n'aurait pas dû être accepté. C'est la raison pour laquelle je n'ai pas voté la réforme constitutionnelle et que je ne prendrai pas la parole dans ce débat". (Déclaration à la presse)

A GAUCHE

Martine Aubry, première secrétaire du PS: "Le président de la République laisse les Français seuls face à leurs problèmes et face à la crise". "Il n'a fait que leur confirmer que ce sont eux qui payeront la politique d'austérité". Alors qu'on attendait du président "soit à la hauteur du moment et du lieu", son discours "nous plonge dans la consternation: le chef de l'Etat paraît dépassé par les enjeux"."Au-delà de formules attrape-tout et d'incantations que plus personne ne croit tant elles ne sont jamais suivies d'effets, ce discours démontre malheureusement une absence de cap économique et confirme qu'il y aura bien un sévère tour de vis social". Elle a cité "la suppression des emplois publics dans l'éducation, la santé, la réduction du déficit de la Sécurité sociale par des prélèvements supplémentaires et le report de l'âge de la retraite, ou encore la disparition de la taxe professionnelle". "Quant à l'emprunt, chacun a bien compris qu'il ne s'agit pas d'une relance, mais d'un habillage pour masquer la responsabilité du pouvoir actuel dans l'aggravation des déficits, paquet et bouclier fiscal en tête, et l'absence de mesures pour combattre le chômage et augmenter le pouvoir d'achat des Français". "Le chef de l'Etat devait dire aux Français comment sortir de la crise; il n'a fait que leur confirmer que ce sont eux qui payeront la politique d'austérité". (Communiqué)

Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée : "Cela fait un peu pschitt et pschitt". "On attendait un discours plus fort, plus ambitieux, plus concret. Il n'était pas au rendez-vous". "Est-ce que, derrière ce discours, il n'y a pas cette habituelle mise en scène de faire croire que tout change et que rien ne change?""Ce discours où on condamne le libéralisme qui a échoué, c'est en quelque sorte un aveu d'une droite qui a alimenté elle-même la crise d'aujourd'hui". Le chef de file des députés PS a exigé une "confrontation réelle" avec le gouvernement, réitérant sa demande d'un débat de politique générale au Parlement après le remaniement, annoncé pour mercredi, du gouvernement Fillon. Sinon, "nous serions entrés un régime hyperprésidentiel de type plébiscitaire et référendaire où le Parlement ne serait plus consacré qu'à mettre en œuvre et exécuter les décisions présidentielles". Si l'exécutif ne répond pas à cette demande, Jean-Marc Ayrault a prévenu que les socialistes allaient débattre du dépôt d'une "motion de censure" d'ici la fin de la session extraordinaire de juillet. "Si vraiment la réponse est non, il faudra bien qu'on utilise la seule arme dont nous disposons". (Déclaration à la presse)

Laurent Fabius, ex-Premier ministre PS : "Le président s'exprime comme s'il n'était pas au pouvoir", a déclaré à la presse Laurent Fabius. "Pas un mot sur les problèmes de justice sociale. J'ai trouvé cela très, très court. J'ai trouvé cela assez faible et décevant". (Déclartion à la presse)

Pierre Moscovici, député PS du Doubs : "On n'a pas vu ce qui allait être fait mais on a vu qui allait payer". "C'est la continuité du quinquennat, ça n'est pas un discours de rupture, Nicolas Sarkozy a fait ce qu'il sait très bien faire, une opération de communication, un show. Il a voulu dire: 'j'ai changé". Lui a peut-être changé, mais sa politique non". (Déclaration sur France-Info)

Didier Migaud, président PS de la commission des Finances à l'Assemblée : "En annonçant le lancement d'un grand emprunt national, M. Sarkozy a fait comme M. Jourdain. En effet, chaque jour, la France, dont la dette publique explose, est contrainte d'emprunter en émettant des titres destinés aux investisseurs nationaux et internationaux. M. Sarkozy réalise donc chaque jour ou presque un grand emprunt national, un peu comme M. Jourdain faisait de la prose sans le savoir". (Déclaration à la presse)

Jean-Louis Bianco, député PS : "Nous avons entendu un discours de candidat à l'élection présidentielle comme s'il n'était pas au pouvoir depuis deux ans. Cinq cent mille euros dépensés pour rien: voilà le bilan de ce Congrès". (Déclaration à la presse)

Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat : "Tout ça pour ça". "Vu la situation dans laquelle nous sommes, parler comme ça et répondre comme ça aux attentes des Français, c'est se moquer du monde. Aux frais de la République, en grand apparat, on a assisté à un grand exercice de bavardage qui m'apparaît un bavardage inutile". "On a eu un président de la République qui n'était pas au meilleur de sa forme, qui a fait un peu dans la langue de bois". (Déclaration à la presse)

Jérôme Cahuzac, député PS : "500.000 euros euros pour entendre ce que l'on vient d'entendre, je trouve cela très cher payé". "Rien de nouveau, rien que nous ne connaissions déjà, sinon que l'endettement du pays va se poursuivre". (Déclaration à la presse)

Claude Bartolone, député PS : "J'ai l'impression qu'il y avait une impasse faite sur la politique qui était menée depuis la dernière élection présidentielle". Il a ajouté avoir "l'impression d'un très grand écart entre ce qu'il a fallu faire pour réunir ce Congrès, un très grand écart entre les politiques qui ont été menées jusqu'à présent et les annonces qui nous sont faites". Evoquant la "présentation d'une politique idéale", il a noté avoir entendu le président d'"un seul coup parler d'égalité", alors que "l'on a assisté à des budgets successifs qui ont rogné les services publics, qui ont rogné les moyens de l'école, qui ont rogné les moyens en faveur de l'emploi, qui ont rogné les moyens des collectivités locales". Il se dit "très surpris que l'on ait eu obligation de venir assister à un Congrès alors que vraiment c'était un discours qu'aurait pu très bien servir le Premier ministre, une fois qu'il sera renommé si j'ai bien compris". (Déclaration sur France Info)

Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de Gauche : "Une voix mielleuse, un discours de combat: le président a inauguré son nouveau pouvoir de parole sans réplique en faisant un réquisitoire contre le modèle social républicain." "A mi-mandat, après tant de coupes claires, c'est une nouvelle feuille de route libérale qui est promulguée". "Avec un manque total d'imagination mais une agressivité nullement entamée, Nicolas Sarkozy a enfilé les perles classiques du néolibéralisme: moins d'Etat, moins de fonctionnaires, moins d'élus, moins de retraite, le marché partout et pour tous". "Puisque le vote ne suffit pas, pour la gauche, reste la lutte". (Communiqué)

Le PCF : "L'intervention de Nicolas Sarkozy annonce l'aggravation d'une politique dont les Français n'ont déjà que trop souffert". "Comme à son habitude, Nicolas Sarkozy a d'autant plus rendu hommage au modèle français qu'il a annoncé une nouvelle étape de sa démolition". "Concernant la retraite, la manipulation est grossière. Il veut amadouer le mouvement social". "Le chef de l'Etat a pris moins de précaution pour attaquer frontalement les collectivités". "Quant à l'Etat lui-même, il veut faire débattre de ses priorités tout en programmant son effacement". (Communiqué)

Roland Muzeau, porte-parole des députés communistes : "Dans un discours qu'il a voulu sans contestation possible, le président de la République a confirmé sa volonté de franchir une nouvelle étape dans une politique au service exclusif de la finance, du patronat et des plus riches". (Déclaration à la presse)

Le NPA : "Les 'Versaillais sont de retour'! Sarkozy a convoqué les 900 parlementaires, et l'ensemble de la presse, dans le faste, à Versailles, pour annoncer qu'il va poursuivre plus que jamais sa politique destructrice". "L'habillage est toujours le même, faire croire que le pouvoir va s'occuper de la majorité de la population" mais "toutes les mesures annoncées vont dans le sens d'une accélération des mesures antisociales et liberticides": "volonté d'allonger l'âge de départ à la retraite, suppression des milliers de poste dans les services publics, politique fiscale en faveur des plus riches", "volonté d'imposer la loi Hadopi". "Un discours dégoulinant de démagogie". (Communiqué)

Cécile Duflot, secrétaire générale des Verts : "Après l'écoute du discours de Versailles, il est légitime de se demander s'il était nécessaire de bousculer la Constitution et de dépenser près d'un million d'euros pour assister à une compilation d'annonces déjà vues". "Sur la forme, l'allocution de Nicolas Sarkozy avait tout d'un discours de campagne électorale. Sur le fond, il y avait peu d'annonces précises et nouvelles", a-t-elle jugé. "Il ne suffit pas de proclamer le changement pour qu'il ait lieu"."Quand Nicolas Sarkozy évoque la crise écologique, on peut se demander pourquoi, près de deux ans après le Grenelle, la loi Grenelle I n'est toujours pas définitivement votée par le Parlement". "Sur la taxe carbone, les Verts restent bien sûr ouverts à une discussion sur la contribution énergie-climat ou sur la réforme, indispensable, vers une fiscalité écologique". (Communiqué)

François de Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique : "A part l'injonction faite au Parlement de se saisir de la question de la 'burqa' et de l'annonce du lancement d'un emprunt d'Etat dans quelques mois, le discours de Nicolas Sarkozy ne recelait aucun élément nouveau". "Il donne plus que jamais l'impression d'être toujours un candidat en campagne plutôt qu'un Président en exercice". (Déclaration à la presse)

Yvon Collin, président du groupe sénatorial RDSE (PRG et radicaux valoisiens) : "Cette réunion du Congrès restera dans l'Histoire comme la première déclaration de politique générale prononcée par un président de la République, tâche qui incombait jusqu'ici au chef du gouvernement. Et d'ores et déjà, une question se pose: que va-t-il advenir de la fonction de Premier ministre ?". (Déclaration à la presse)

LES SYNDICATS

Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU : "Il y a dans ce discours une forme de grand écart. Il y a une reprise des grands thèmes mis en avant par les syndicats face à la crise, c'est-à-dire un changement de politique économique et sociale, et en même temps des mesures concernant des points centraux qui vont maintenir, voire aggraver la politique actuelle". "C'est vrai pour les mesures concernant la fiscalité, les retraites ou encore les suppressions de postes de fonctionnaires sur lesquelles il ne bouge pas". "En matière d'éducation, il se limite à parler de la réforme du lycée, dans des termes plutôt corrects, mais c'est un peu court par rapport à la nécessité d'une école de la réussite pour tous". "Il faudrait qu'il mette en accord les grandes lignes de son discours et sa politique concrète". (Déclaration à AP)

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT : Il y a des "contradictions énormes". "Le président de la République nous dit 'il ne faut pas transmettre la dette aux futures générations'. Mais en même temps, il nous annonce un emprunt supplémentaire qui n'est rien d'autre qu'une future dette". "Il dit 'on va annuler les niches sociales'. Mais la pire des niches sociales aujourd'hui en France, c'est le bouclier fiscal (...) dans lequel on a une réduction de CSG, une réduction de CRDS pour les plus hauts revenus. Donc on ne peut pas remettre en cause les inégalités et laisser celle-là".
Il a également cité la volonté de Nicolas Sarkozy de maîtriser les dépenses de santé. "Mais demain au Parlement, il va y avoir le vote définitif de la loi (HPST) qui ne remet pas en cause, en particulier, la situation des médecins qui peuvent s'installer partout sur le territoire, qui désorganise le système de santé", et génère "des dépenses supplémentaires". "Derrière ces phrases qui sont des phrases volontaristes, il y a ces contradictions que le président de la République ne remet pas en cause". En ce qui concerne la question des retraites, "on ne pourra pas aborder (ce) problème si on ne règle pas au préalable le problème de la pénibilité au travail et le problème des seniors au travail". Pour lui, "on ne peut pas aborder sereinement le problème des retraites alors que dans notre pays, il y a encore des salariés qui ont une espérance de vie plus courte du fait de leur travail et alors qu'on exclut actuellement par milliers les seniors de leur emploi". (France Info)

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO : "Globalement, on voit une contradiction dans le discours entre un rappel des principes et valeurs républicains et ensuite des esquisses de pistes qui vont remettre en cause ces même principes"."C'est vrai sur la gestion des déficits, avec un grand risque de remise en cause des dépenses de fonctionnement de l'Etat, et donc de la Fonction publique, mais aussi sur l'avenir des dépenses sociales". Sur les retraites, selon le secrétaire général de FO, "le président dit que mi-2010, tout sera sur la table, c'est-à-dire y compris l'âge de départ en retraite ce qui tend à confirmer les déclarations de Woerth ou du MEDEF", qui plaident pour un relèvement de l'âge légal de départ au-delà de 60 ans. (Déclaration à la presse)

Force ouvrière "relève des contradictions dans le discours du président de la République, entre un rappel marqué aux principes et valeurs républicains et certaines pistes qui peuvent remettre en cause ces mêmes principes"."Force est de constater que les salariés sont toujours les victimes de la crise et que les pistes avancées ces derniers jours sur la retraite, les arrêts maladie, le travail du dimanche, l'absence de coup de pouce au Smic risquent d'accroître fortement les inégalités". "La politique économique esquissée et confirmée risque ainsi d'aggraver le fossé entre les valeurs républicaines et la réalité sociale". (Communiqué)

Jacques Voisin, président de la CFTC : "Le président propose une sortie très claire du système capitaliste et on a envie de le prendre au mot".
"Il a dit qu'il fallait tirer les leçons de la crise (...) il y a une ambition affichée mais il reste beaucoup de doutes sur les moyens". "Le président a beaucoup évoqué l'investissement sur l'avenir, évidemment on ne peut qu'acquiescer (...) il a aussi évoqué le fait qu'il ne voulait pas d'une politique de rigueur, mais la grande question de la fiscalité reste posée, notamment celle du transfert des charges des entreprises".
"M. Sarkozy a aussi parlé de l'investissement social (...) en disant le bon déficit c'est celui qui finance l'amortisseur social et l'investissement productif, mais tout cela reste concrètement à faire". (Déclaration à la presse)

LES ASSOCIATIONS

Les écologistes de la fédération France Nature Environnement ont déclaré "rester sur leur faim" et attendre toujours le "New deal écologique". Le président "aurait dû faire de l'écologie non plus une priorité parmi d'autres mais la clé de voûte des choix publics". (Communiqué)
"Nicolas Sarkozy a certes souligné son attachement à un modèle de développement durable (mais) l'écologie n'est toujours pas au coeur des politiques publiques", a regretté le président de la fédération (3.000 associations), Sébastien Genest.
Pour Arnaud Gossement, porte-parole de FNE, le président "ne nous a pas expliqué comment l'Etat compte faire pour donner une même réponse à la crise économique et sociale, dans un contexte où bien des responsables continuent d'opposer économie et écologie".

AUTRES

Dalil Boubakeur, recteur de l'Institut musulman de la Grande Mosquée de Paris : "Nous adhérons chaleureusement au jugement très motivé, plein de sens et de dignité humaine, qu'a porté" le chef de l'Etat sur cette question, "disant qu'il n'était nullement attentatoire aux prescriptions religieuses, mais contraire aux idéaux républicains d'émancipation et de dignité de la femme en France"."Cette position d'équilibre et d'une grande conscience laïque de la part du président de la République ne peut que fortifier les avis émis par la Grande Mosquée de Paris et encourager l'intégration harmonieuse des citoyens français de confession musulmane aux valeurs républicaines". (Communiqué) (Nouvelobs.com)

 

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