Le sport de haut niveau ne devrait pas connaître la crise

Publié le par PRG

La Dépêche le 27 Juin


Conseil général. à l'issue d'un grand débat sur les orientations de sa politique sportive, le département, à l'exception des élus l'opposition, a décidé de reconduire son soutien financier aux clubs pros et d'élite.


Le sport de haut niveau continuera d'être financièrement aidé par le conseil général. C'est ce qu'a décidé, hier, l'assemblée départementale qui tenait un grand débat sur le sport. Si la majorité s'est prononcée pour ce soutien, le groupe d'opposition (divers droite) s'est déclaré contre. Non pas qu'il soit foncièrement contre l'idée de mettre la main à la poche, mais parce qu'il distingue sport d'élite et professionnel, comme l'explique José Marthe. « Le sport pro, c'est du show-biz et c'est donc à lui de trouver son financement au travers de sponsors, de sa billetterie et de gens qui, par passion, souhaitent ouvrir pour lui leur portefeuille. » Le conseiller général de Lourdes-Ouest rappelle qu'à la fin des années 1990, le conseil général « a mis la main dans un engrenage infernal en devenant, à hauteur de 500.000 F, actionnaire du club de rugby départemental qui venait de voir le jour (Ndlr : le Lannemezan-Tarbes Hautes-Pyrénées) et en s'engageant, sans plafonnement, à financer 10 % du fonctionnement annuel de ce club ». José Marthe considère que « tout ce la s'est soldé par un fiasco, tant sur le plan financier, puisque les actions ont été revendues 5.000€, que sportif, dans la mesure où ce club a disparu et que seul le TPR a subsisté ». Comme ses collègues d'opposition, il défend « qu'il n'est pas juste, d'autant que l'on est en période de crise et que le département n'est pas riche, de dépenser ainsi l'argent des contribuables ». Et de conclure : « S'il y a eu un temps où l'on a pu se payer des danseuses, cela est fini ».

« Il n'y a pas que l'argent »

Rolland Castells, conseiller général de Bagnères et du même groupe que lui, pense « qu'en terme de communication, de retombées médiatiques, la Pro D2 est devenue accessoire. Il s'étonne que « les disciplines qui affichent les plus grandes réussites et sont, parfois, emblématiques de l'environnement naturel, comme le snowboard, le kayak, le ski ou l'escrime, ne soient pas les plus aidées ».

Emblème et retombée

Il jure aussi « qu'il n'y a pas que l'argent qui permet de bons résultats. Pour preuve, la superbe saison du CAL (club de rugby de Lannemezan) qui a battu des clubs de cylindrée budgétaire bien plus grosse ».

Pour la majorité départementale, Jean-Claude Palmade (PS) : « Il faut continuer à financer les pros et l'élite qui contribuent à la notoriété du département et ont un impact médiatique ». Le conseiller général de tarbes souligne également « qu'ils sont tout autant un moteur économique, ainsi tous ces spectateurs qui viennent assister à un match et consomment ».

François Fortassin, vice-président du conseil général, déclare, au nom des Radicaux de gauche, que « ces sections et sportifs génèrent une image d'excellence et d'émulation qui, de plus, incite à la pratique ». Il analyse « que soutenir tous les petits clubs à hauteur de 1.000€ ne les aide pas du tout et mange la moitié du budget sport ». Pour lui « les champions ça se fabrique et qu'il est donc logique d'assister fortement les comités départementaux ». Pour Michel Pélieu, « ces aides sont d'autant plus indispensables que le département manque d'entreprises à même d'être partenaires de ces sports et sportifs ».

Josette Durrieu, la présidente du conseil général, qui s'est toujours dite convaincue de « l'importance de poursuivre cette politique de financement pour donner au département une image de terre d'excellence et d'élite qui débouchera sur des retombées conséquentes », a su porter ce dossier avec maîtrise et conviction sans omettre d'insister sur le fait qu'il « sera malgré tout difficile de contenter tout le monde compte tenu des obligations et du budget du département ».

Le conseil général souhaite donc poursuivre son soutien aux sports d'élite et clubs professionnels. l'opposition départementale aimerait voir ces aides financières élargies à d'autres disciplines non professionnelles et emblématiques du département.

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