Premier tour de l'élection municipale dans cette ville du Pas-de-Calais où le maire a été débarqué pour folie des grandeurs...

Publié le par PRG

Le Post  le 28 Juin 

La gauche divisée écartelée
Alors que les sondages donnent Marine Le Pen (qui n'est que 2ème sur la liste FN menée par Steeve Briois) en tête au premier tour, on aurait pu s'attendre à ce que la gauche présente un front uni. Le Pas-de-Calais est un de ses bastions, un des rares départements à avoir majoritaire voté PS aux européennes. Las! Pas moins de 5 listes de gauche: divers gauche, PS, PRG, Verts et Modem se retrouvent dans les starting-blocks. Le récit de cette division, disponible sur la Voix du Nord, fait penser à une vendetta.

On résume (on essaie en tout cas):
1 Après la destitution du maire (PS) Gérard Dalongeville
pour gestion cataclysmique et soupçons de fraude, la mairie est administrée par le préfet.
2 Une des figures de la gauche faisait partie de l'équipe municipale: Marie-Noelle Lienemann, qui avait commencé à se désolidariser de Dalongeville avant sa chute. Mais trop marquée "ancienne équipe", elle renonce à se présenter.
3 Faute de leader, le PS pense à adouber le chef du PRG du coin.
4 Problème: le MoDem ne veut pas de ce candidat.
5 Du coup, le candidat du PRG est fragilisé.
6 Et se fait doubler par un MJS, Pierre Ferrari qui parvient à rassembler in extremis PC, MoDem, Parti de Gauche dans une liste d'union de la gauche créditée d'un score entre 15 et 20%.
Le PS, qui n'a pas apprécié le procédé décide de ne pas présenter de liste contre lui (20minutes.fr).

Il y a au total 5 listes de gauche! Ajoutez le divers gauche qui s'était déjà présenté aux élections précédentes et qui mobilise sa base autour de 15% des voix, l'ancien maire socialiste qui joue les recours, les Verts qui surfent sur la dynamique européenne et le NPA... Une partie des habitants n'y croient plus: "
Vous nous avez demandé de voter pour un voleur la dernière fois, et là vous nous dites que vous allez encore tout changer?", répond un  habitant à un militant socialiste, sur Europe 1.

Marc Vasseur se demandait dernièrement
si cette division n'offrait pas "un boulevard pour le FN". D'après les sondages, en cas de triangulaire, c'est le parti d'extrême-droite qui l'emporterait. Mais rien ne dit qu'une des deux grosses listes de gauche ne se retirera pas entre les 2 tours...

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