Appels à faire barrage au Front national à Hénin-Beaumont

Publié le par PRG

Reuters le 29 Juin

Les appels se multiplient dans la classe politique pour faire barrage au Front national qui paraît en mesure de conquérir le 5 juillet la mairie d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) après avoir remporté près de 40% des voix au premier tour de la municipale partielle.

Face au "ticket" d'extrême droite Steeve Briois-Marine Le Pen, deux candidats de gauche, sur les cinq en lice, peuvent se maintenir au second tour.

La liste "Alliance républicaine" (divers gauche) de Daniel Duquenne est arrivée en deuxième position avec 21,19% des suffrages et le socialiste Pierre Ferrari, soutenu par les communistes et le MoDem, a recueilli 17,01% des voix.

"Il faut faire barrage au Front national", a déclaré sur LCI Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale.

"Je veux simplement dire (...) que le Front national ici et là, dans certaines parties de notre territoire, remonte, et que cela commande que nous soyons très vigilants", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, le PCF appelle au rassemblement de la gauche, qui fait les frais des scandales financiers ayant entaché la gestion socialiste de l'ancienne ville minière.

L'ancien maire socialiste, Gérard Dalongeville, a été incarcéré en avril pour détournement de fonds publics.

Le total des voix de gauche approche les 54% à l'issue du premier tour. Dimanche soir, Daniel Duquenne et Pierre Ferrari ont tous deux dit qu'ils souhaitaient éviter une triangulaire "suicidaire".

"La dynamique de rassemblement des forces progressistes peut permettre de créer les conditions d'une victoire dimanche prochain face à Marine Le Pen", déclare la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet, dans un communiqué. "Je propose aux forces de gauche d'engager ensemble ce combat."

Sur France 2, l'ancien Premier ministre UMP Dominique de Villepin a exhorté partis et électeurs au "sursaut".

"Manifestement, les partis traditionnels n'ont pas été à la hauteur de la situation, ils se sont divisés, ils n'ont pas convaincu les habitants", a-t-il déclaré.

"Il faut un sursaut, il faut faire en sorte que ce qui n'est à l'évidence pas une solution - la victoire du Front national - puisse être contré par la mobilisation de l'ensemble de la population", a-t-il dit.

La ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, a affirmé quant à elle que si elle était électrice à Hénin-Beaumont, elle n'irait pas voter dimanche prochain.

"Je serais à Hénin-Beaumont, je serais totalement dégoûtée. Comment voulez-vous choisir entre une gauche qui a été condamnée pour détournement de fonds et le Front national? (...) Je crois que je n'irais pas voter", a-t-elle dit sur RMC et BFM TV.

Laure Bretton, édité par Sophie Louet

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