Borloo : "Maintenant on va s'exprimer fortement"

Publié le par PRG

La Provence le 4 Juillet

Numéro deux du gouvernement en charge de l'Écologie et président depuis 2007 du Parti radical, Jean-Louis Borloo tente de creuser son sillon. Auprès de l'Élysée comme de l'UMP, dont le PR est un parti associé.

À l'issue du scrutin européen qui a vu le succès des écologistes, l'écroulement du MoDem, les Radicaux de gauche prendre leurs distances avec le PS, le panorama politique offre de nouvelles perspectives à ce parti qui ouvre ses ateliers d'été à Marseille aujourd'hui. Son patron, l'un des ministres les plus populaires du gouvernement, entend bien s'imposer en Sarkozie. Au cas où...

- Cette réunion à Marseille doit-elle affirmer votre différence ?
Jean-Louis Borloo :
Notre congrès est prévu en 2010, à mi-quinquennat. Il doit fixer notre ligne stratégique et les grands enjeux. On fait, à Marseille, une réunion de famille qui prépare ce congrès.

- Voulez-vous jouer des coudes au sein de l'UMP ?
J-L. B. : Nous avons toujours été le parti de la mutation. Aujourd'hui nous vivons une mutation dix fois plus rapide que celle du début du XXe siècle, et nous retrouvons notre raison d'être. Nous sommes à la fois un parti d'élus locaux et en permanence dans la recherche et la réflexion, c'est notre contribution à la majorité.

- En quoi vos compétences ministérielles renforcent le poids de votre parti ?
J-L. B. : Ce n'est pas l'histoire d'un homme, plutôt celle d'une philosophie humaniste, qui compte plus que jamais dans notre société.

- Après le succès des européennes, quelles sont vos ambitions, en tant que parti associé à l'UMP, pour les régionales ?
J-L. B. : Notre influence est en progression. Nous avons une très forte présence sur le territoire. Quand on est à la tête de villes comme Antibes, Bayonne, Montélimar, Valenciennes, Perpignan... il est légitime que nous soyons présents au moment des régionales. Nous sommes une grande force territoriale.

- Est-ce difficile d'exister au sein de la majorité présidentielle, d'être concurrencé par de jeunes mouvements comme le Nouveau Centre, la Gauche moderne, les Progressistes ?
J-L. B. : Je ne cherche pas à exister par le biais des petites phrases. Ce n'est pas la culture de la maison. En revanche, dans le cadre de notre manifeste radical, social et écologique en cours d'élaboration, nous souhaitons peser dans un vrai débat politique loyal. Nous ne sommes pas du tout dans la concurrence avec les autres alliés de la majorité présidentielle... et d'ailleurs, on a 107 ans ! On a réfléchi et travaillé sur le fond, maintenant c'est clair, on va s'exprimer fortement.

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