Le Parti radical souhaite « une majorité équilibrée »

Publié le par PRG

Le Progrès le 4 Juillet

Laurent Hénart, secrétaire général du Parti radical et député de Meurthe-et-Moselle, était jeudi soir à Saint-Étienne. Il répondait à l'invitation de Michel Thiollière, président départemental du Parti radical et sénateur de la Loire.

L'occasion pour les deux responsables radicaux de présenter le déroulement des Ateliers du Parti radical qui se tiennent ce week-end à Marseille. Ils sont en quelque sorte le coup d'envoi d'une période de réflexion qui mènera le Parti radical jusqu'à l'élection de son président au mois de novembre. Une élection qui se déroulera au suffrage direct, pour la première fois dans l'histoire de ce parti. C'est-à-dire que le futur président, qui sera probablement l'actuel, à savoir Jean-Louis Borloo, sera élu par tous les militants et pour trois ans. Il conduira donc le parti jusqu'à l'élection présidentielle de 2 012.

Car pour Laurent Hénart la prochaine Présidentielle se déroulera alors que « nous serons sortis de la crise. Il faut donc s'y préparer ». Le député lorrain veut que le courant qu'il représente pèse lors de cette présidentielle. Pour cela il appelle « une majorité présidentielle équilibrée ». Si la candidature de Nicolas Sarkozy, pour un deuxième mandat, ne sera pas contestée, Laurent Hénart souligne que « personne ne peut diriger tout seul, personne ne peut décider seul ». Par exemple Laurent Hénart estime que mettre en avant la sensibilité sociale du Parti radical « sera un plus pour Nicolas Sarkozy ». Pour illustrer cela, le secrétaire général du Parti radical rappelle le combat des radicaux pour le RSA : « Nous ne voulions pas d'un RSA au rabais. Nous l'avons fait savoir, car le RSA est une vraie valeur ajoutée de la politique gouvernementale ».

Quant à Michel Thiollière, il résume la formule de Laurent Hénart sur une « majorité présidentielle équilibrée », en indiquant que dans la majorité « il ne faut pas que tout le monde se ressemble, en revanche nous devons nous entendre et nous unir ».

Quant à l'ouverture voulue par Nicolas Sarkozy, mais qui semble en sommeil depuis le dernier remaniement, les radicaux souhaitent qu'elle se poursuive. D'ailleurs des radicaux de gauche et des écologistes participeront aux Ateliers de Marseille.

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