Burqa - "Chantal Robin Rodrigo députée PRG "six mois pour réfléchir ensemble à une solution"

Publié le par PRG

Député PRG des Hautes-Pyrénées, Chantal Robin Rodriguo participe à la mission parlementaire d’information sur le port de la burqa. A France-Soir, elle explique les objectifs de ces six mois de réflexion qui ont débuté mercredi.
FRANCE-SOIR: Quelles sont les ambitions de cette mission parlementaire ?

CHANTAL ROBIN RODRIGUO:
Notre mission consiste à comprendre ce phénomène grandissant en France, à savoir qui sont et où sont ces femmes qui portent
la burqa. Est-ce un fait individuel ou un réel phénomène collectif ? S’agit-il d’épouses contraintes ou volontaires ? Est-ce une expression religieuse ou une démarche politique ? Nous allons interroger la communauté française musulmane qui, pour le moment, n’a pas réagi. Nous comptons également entendre l’avis des autres communautés religieuses, dont celui des catholiques. L’objectif revient donc à réfléchir au sujet du problème du port de la burqa ou du niqab, qui pour les radicaux de gauche est incompatible avec le principe de laïcité.

Quelles sont vos attentes pour les six mois à venir ?
Il est difficile pour le moment de répondre et de donner des éléments. Nous allons enquêter, tenter d’analyser le phénomène. Un de mes objectifs est de rappeler qu’il y a en France une égalité entre les hommes et les femmes. La liberté, la laïcité et l’égalité sont des valeurs essentielles de la République.

Dix-sept députés UMP, neuf députés socialistes, deux députés radicaux de gauche, du centre et deux des Verts font partie de cette mission. Il se peut que cela tourne à l’affrontement…
Comme pour le Grenelle de l’environnement, nous pouvons trouver un accord. Nos avis ne sont pas obligatoirement divergents. On a six mois pour dégager des propositions. La commission va tenter d'analyser le phénomène, c’est suffisant pour dessiner des lignes directrices et réfléchir ensemble à une solution.

Cela peut-il aboutir à un projet de loi ?
Nous ne savons pas exactement combien de femmes sont concernées, les femmes qui portent le voile intégral seraient quelques milliers. Il se peut que l’on débouche sur un projet de loi ou sur des réglementations. Tout dépendra des résultats des prochains six mois.

Quelle est votre position personnelle au sujet du port de la burqa ?
Je suis choquée en termes de liberté et de droits. Les femmes ne sont plus personne avec une burqa ; elles sont cachées jusqu’au bout des ongles. Il y a aussi un problème de sécurité, qui, à mon sens, n’intervient toutefois qu’au deuxième plan.

Quelles sont vos réactions face aux menaces proférées à l’encontre de Fadela Amara ?
C’est scandaleux.
Fadela Amara a eu le courage de s’exprimer sur ce sujet. C’est là un droit essentiel et même un devoir. Il convient donc de veiller particulièrement à sa sécurité. Le débat est lancé, aucune intimidation ne pourra le neutraliser.

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