Aubry appelle à l’union

Publié le par PRG

Le Figaro le 12 Juillet

PS. La première secrétaire a écrit aux formations de gauche.

A bras ouverts. Alors que les socialistes, ces jours-ci, rivalisent d’appels au rassemblement, à destination des écologistes (Libération d’hier) comme au reste de la gauche, en prévision des régionales de 2010, Martine Aubry prend la plume pour exhorter tout ce beau monde à une «nouvelle démarche de rassemblement». «Après des contacts informels avec les uns et les autres», selon son entourage, la première secrétaire du PS a écrit, dans un courrier de deux pages envoyé mercredi, à Daniel Cohn-Bendit et Cécile Duflot (Europe Ecologie), Marie-George Buffet (PCF), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), Jean-Michel Baylet (PRG) et Jean-Pierre Chevènement (MRC), pour leur proposer «de participer à l’élaboration d’un projet commun de la gauche en 2012». De «mettre en œuvre une stratégie politique électorale commune pour l’emporter». Et d’édifier une «maison commune», que la patronne du PS appelle de ses vœux depuis ce «nouvel échec pour les forces de progrès» qu’a constitué la défaite européenne du 7 juin, et dont l’architecture est «à inventer collectivement».

Le tout «sans préalable». Et «sans tabou», ajoute François Lamy. Le bras droit de Martine Aubry ne va pourtant pas jusqu’à suivre Benoît Hamon, porte-parole du PS, qui propose d’offrir des présidences d’exécutifs aux partenaires du PS : «Il faut aborder la question des bilans et des projets. La question des postes vient après.» Pas sûr, pourtant, que ce nouvel appel ait plus de succès que les précédents alors que la tendance, chez les «partenaires» du PS, semble bien de concourir sous leurs couleurs respectives au premier tour des régionales. Daniel Cohn-Bendit avait déjà répondu par avance, jeudi, demandant au PS «d’arrêter de nous casser les pieds». Jean-Luc Mélenchon, lui, campe plutôt sur l’idée de «fusions techniques» avec le PS au deuxième tour, après avoir présenté au premier des «listes autonomes et indépendantes», notamment avec le NPA d’Olivier Besancenot. Quant à ce dernier, qui «a déjà expliqué qu’on n’irait pas dans des exécutifs pour faire le contraire de ce qu’on dit», la lettre ne lui a pas été adressée. «On a cru comprendre qu’ils ne voulaient pas diriger quoi que ce soit avec le PS, dit François Lamy. On avait déjà eu la réponse avant de poser la question. Dont acte.»

Publié dans article sur le PRG

Commenter cet article