La patronne du PS invite la gauche au rassemblement... encore

Publié le par PRG

Gala le 12 Juillet

On ne parle que de ça ...
Martine Aubry: Son appel raté



Dans une lettre adressée vendredi aux partenaires de la gauche, Martine Aubry appelle à élaborer une stratégie commune en vue des présidentielles de 2012. Une démarche plutôt mal reçue...

Après ce qu'elle appelle un «nouvel échec des forces du progrès», Martine Aubry ne peut rester de marbre. Elle a donc décidé d'en appeler une nouvelle fois à ses partenaires de la gauche, qui avaient fait cavaliers seuls au premier tour des élections européennes.

Toutes les têtes ont été visées: Daniel Cohn Bendit et Cécile Duflot, les écologistes, Marie-Georges Buffet du Parti Communiste, Jean-Luc Mélanchon du Parti de Gauche, Jean-Michel Baylet des radicaux de gauche.


Elle les invite à «participer à l’élaboration d’un projet commun de la gauche en 2012 et à mettre en œuvre une stratégie politique électorale commune pour l’emporter». Sans oublier qu'entre temps, il y a les élections régionales, et que celles-là, il vaudrait mieux les gagner...

On pourrait penser que cette proposition d'édifier une «maison commune», et d'inventer collectivement, est honorable, et allait séduire les «partenaires». Mais non! Daniel Cohn-Bendit, d'habitude si fier qu'on le sollicite, a pourtant exhorté le Parti Socialiste à «arrêter de leur casser les pieds». Charmant! «Y en a assez de ce Parti socialiste qui devrait s'occuper de lui plutôt que mettre en garde toujours les autres.»

Il faut reconnaître qu'il doit se sentir harcelé depuis son excellent résultat aux dernières élections européennes. Le Parti Socialiste n'a en effet pas cessé de faire du gringue aux Verts depuis ce moment.


Quant à Jean-Luc Mélenchon, il renvoie directement la première secrétaire dans les cordes, l'accusant de «double jeu»: «On ne peut pas proposer l'union de la gauche au national, et avoir un comportement contraire à la base.» Il en profite pour moquer son «vocabulaire hérité de l'URSS de Gorbatchev».

Quant à Olivier Besancenot, il n'a pas eu à commenter cette lettre, puisqu'il ne l'a jamais reçu. François Lamy a expliqué que le leader du Nouveau Parti Anticapitaliste avait rejeté l'idée de travailler avec l'exécutif avant même qu'on lui pose la question.

Tant mieux, il ne sera pas l'auteur de la enième réfexion désagréablie qu'aura à supporter la pauvre Martine.

Les radicaux ne portent pas bien leur nom dans cette histoire, puisque Jean-Michel Baylet a été le plus modéré d'entre les "amis" de Martine Aubry . Il a d'abord félicité la patronne du PS pour sa «démarche qui va dans le sens de l'unité», tout en lui disant quand même de balayer devant sa porte: «les socialistes doivent se retrouver avant que la gauche se rassemble.»


Courage Martine, les appels aux rassemblement finiront peut-être par payer.

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