L'offre d'Aubry ne convainc ni Mélenchon, ni le PRG

Publié le par PRG

Le Nouvel Obs Le 12 Juillet

Jean-Michel Baylet appelle le PS à abandonner toute "tentation hégémonique", tandis que Jean-Luc Mélenchon estime que Martine Aubry joue un "double jeu" pour étouffer les autres partis de gauche.

Le président du Parti radical de gauche, Jean-Michel Baylet, a exhorté dimanche 12 juillet le Parti socialiste à abandonner toute "tentation hégémonique", en réponse à l'appel au rassemblement de la gauche lancé par Martine Aubry.
De même, le fondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a opposé une fin de non recevoir à la proposition de la première secrétaire du Parti socialiste.

Le PS "étouffe ses partenaires"
Martine Aubry avait écrit aux leaders des partis de gauche, à l'exception du NPA, les appelant à une "nouvelle démarche de rassemblement" à gauche "sans préalable", lors des régionales.
Mais Jean-Michel Baylet estime que "le PS ne cesse d'étouffer ses partenaires, de leur donner des leçons ou les mettre en garde, on voit où ça les a menés".
Dans un communiqué, s'il reconnaît que "la victoire ne peut exister qu'au prix de l'unité", le président du PRG tient à souligner que "le rassemblement ne pourra se faire que dans le respect des alliés, sans tentation hégémonique, ce qui n'est pas la propension naturelle du PS".
Jean-Michel Bayet estime par ailleurs que "le manque de crédibilité du Parti socialiste et de ses dirigeants est à un tel niveau qu'il faut, sans que ce soit un préalable, que la gauche retrouve la sérénité et qu'on reconstruise une image positive aux yeux des Français".

Mélenchon fustige le "double jeu" d'Aubry
Du côté du Parti de gauche, on se montre également sceptique. Dans une interview parue dans Le Journal du dimanche du 12 juillet, Jean-Luc Mélenchon estime que Martine Aubry, joue un "double jeu" pour étouffer les autres partis de gauche, sans s'opposer frontalement à Nicolas Sarkozy ni proposer une véritable alternative.

"Avec le PC, le NPA et les alternatifs"
"La droite va continuer à gagner tant que les socialistes n'auront pas rompu avec elle : physiquement, en Europe, et programmatiquement en France", estime-t-il.
"En attendant, je n'ai pas d'autre solution que de continuer à forger le Front de gauche. Une entente qui s'élargit, qui seule permettra de renverser le rapport de force, en passant devant le PS", a-t-il ajouté après avoir remporté avec le PCF 6,05% des voix aux élections européennes du 7 juin dernier.
"Nous travaillons aux listes des régionales avec le PC, le NPA et les alternatifs. Nous n'avons pas d'autre choix pour échapper à l'étouffement de la gauche que tente Martine Aubry."
La première secrétaire du Parti socialiste avait appelé à une "nouvelle démarche de rassemblement", un mois après son score décevant aux élections européennes (16,48%). Le PS détient actuellement 20 régions sur 22.

Les Verts refusent une alliance
Les Verts ne se montrent guère plus enthousiastes. La lettre a été adressée à Marie-George Buffet (Parti communiste), Jean-Michel Baylet (Parti radical de gauche), Jean-Pierre Chevènement (Mouvement des citoyens), Cécile Duflot et Daniel Cohn-Bendit (Verts) et Jean-Luc Mélenchon.
Europe-Ecologie, arrivé juste derrière le PS aux élections européennes avec 16,28% des voix, a déjà dit n'avoir pas l'intention de s'allier avec les socialistes au premier tour.

"Que le PS arrête de nous casser les pieds (...)
Qu'il arrête avec ce paternalisme d'un autre temps", a dit Daniel Cohn-Bendit dans un entretien paru vendredi dans Le Figaro. (Nouvelobs.com avec AFP et Reuters)

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