INTERVIEW - Le président du PRG demande plus de «respect» de la part du PS.

Publié le par PRG

Le Figaro le 17 Juillet

 
LE FIGARO. - Martine Aubry appelle la gauche à se rassembler sans préalable. Que lui répondez-vous ?

Jean-Michel BAYLET. - Que tout ce qui peut rassembler la gauche et contribuer à rétablir la confiance avec les Français va dans le bon sens. Mais le manque de crédibilité du Parti socialiste et de ses dirigeants est à un tel niveau qu'il faut - sans que ce soit un préalable - que, même face à un effort important, on retrouve la sérénité et qu'on reconstruise une image positive aux yeux des Français.

Est-ce à dire qu'il y aura des listes autonomes du PRG aux régionales ?

Nous n'en sommes pas là. Le PRG a toujours dit haut et fort que la victoire était au prix de l'unité. Je l'avais dit à Martine Aubry au moment des européennes. Il n'y a pas eu de radicaux de gauche sur les listes du Parti socialiste. Quand je vois le résultat, je me dis que je ne m'étais pas trompé ! Mais, si rassemblement il y a, cela devra se faire dans le respect de ses alliés. Ce qui n'est pas la propension naturelle du PS.

Finalement, aujourd'hui, ne vous sentez-vous pas plus proche des radicaux valoisiens de Jean-Louis Borloo que du PS ?

La question ne s'est jamais posée en ces termes. Nous sommes de gauche et dans l'opposition. Mais les radicaux sont des républicains laïcs et donc ils sont partisans d'une opposition constructive. Tout le contraire de ce que fait le PS et d'autres à gauche.

Selon vous, faudrait-il inviter le MoDem à entrer dans la « maison commune » dont parle Martine Aubry ?
C'est à Martine Aubry de voir. Je n'ai pas à me positionner à la place des socialistes. Mais je vois bien que c'est là encore un sujet de conflit entre eux.


Vous avez rencontré dernièrement Nicolas Sarkozy. Un ministre d'ouverture issu du PRG est-il un jour envisageable ?
Le président de la République a demandé à me recevoir. Je me suis donc naturellement rendu à l'Elysée. C'est aussi dans la tradition des radicaux. Pour le reste, je constate qu'aucun radical de gauche n'est au gouvernement. Contrairement à d'autres formations de gauche.

 

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