Université d' été du PRG

Publié le par PARTI RADICAL DE GAUCHE

 

 Le Parti Radical de Gauche en route vers une indépendance à Gauche

Dominique Faget AFP 15 mai 2007

Le Parti radical de gauche (PRG) reste ancré à gauche, malgré le dialogue amorcé avec les radicaux valoisiens, mais souhaite desceller "l'alliance un peu étouffante" avec le Parti socialiste, a déclaré dimanche son président Jean-Michel Baylet.  

 

Au dernier jour de l'université d'été du PRG, à Ramatuelle (Var), M. Baylet a rappelé que la ligne de son parti était "l'indépendance à gauche" et il a expliqué que le dialogue souhaité avec les valoisiens avait, entre autres mérites, celui de "desceller l'alliance un peu étouffante avec le PS".

Egratignant à plusieurs reprises ses partenaires socialistes, M. Baylet a estimé, dans son discours de clôture, que le choix offert au PRG n'était pas entre un renforcement de l'alliance avec le PS ou un rapprochement avec la droite : "Les Français n'attendent pas de nous un meccano électoral mais un véritable effort doctrinal", a dit M. Baylet.

Ironisant par ailleurs sur la politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy, M. Baylet a noté qu'"il y avait beaucoup de socialistes dans la gibecière du chasseur mais pas un seul radical" et ce n'est pourtant pas faute d'avoir "été chassé", a-t-il ajouté.

Le PRG, qui avait soutenu dès le premier tour la candidature de Ségolène Royal à l'élection présidentielle, souhaite établir un dialogue avec les radicaux "valoisiens", intégrés dans la majorité présidentielle. Une délégation de "valoisiens" conduite par l'ancien ministre de l'Ecologie Serge Lepeltier était présente à Ramatuelle.

Lors des prochaines élections municipales, les alliances éventuelles avec les socialistes se décideront au niveau des fédérations, ont indiqué des militants radicaux présents à Ramatuelle.

M. Baylet s'exprimait après le député socialiste Arnaud Montebourg, invité à l'université d'été du PRG, qui a vivement critiqué le président Nicolas Sarkozy : "Le président de la République pipolise, divertit et amuse (...) mais le mur de la réalité se rapproche à grande vitesse", a déclaré Arnaud Montebourg.  

 

Evoquant la baisse du pouvoir d'achat, "un Premier ministre humilié" et "la révolte des procureurs" contre la politique du garde des Sceaux Rachida Dati, Arnaud Montebourg a estimé que la France était aujourd'hui confrontée à "la multiplication des conflits de pouvoir".

Concernant les relations entre le parti socialiste et le PRG, M. Montebourg a rappelé que le PS devait faire son propre travail de rénovation interne et "restaurer ses fondamentaux" avant de pouvoir approcher ses partenaires de gauche. "A bientôt pour le grand parti de gauche", a conclu Arnaud Montebourg, vivement applaudi par les militants PRG.

 

Publié dans article sur le PRG

Commenter cet article