La Gauche s' unit sur le pouvoir d' achat

Publié le par PRG

 14 novembre 2007 les Echos

 

Offensifs à l'Assemblée et unis entre états-majors. Pour la gauche, la journée d'hier est la première depuis des mois où elle a su faire bonne figure. « Il faut quand même que les Français sachent qu'il n'y a pas que Sarkozy dans la vie », a déclaré hier matin François Hollande. Le premier secrétaire du PS sortait d'une réunion au sommet avec les chefs de partis de l'ex-gauche plurielle. Et, à la veille de nouvelles grèves, chacun y a mis du sien. Il n'y a pas eu de texte commun, mais des expressions similaires sur deux sujets sociaux.

 

L'union a été facile sur le pouvoir d'achat : le PS, le PCF, les Verts, le PRG et le MRC souhaitent une conférence salariale et l'encadrement des loyers. Sur les retraites, la synthèse s'annonçait nettement plus ardue entre communistes et socialistes : les premiers demandent le retour à 37,5 années de cotisations quand les seconds jugent nécessaire une révision des régimes spéciaux ; le PCF soutient les grèves alors que la direction du PS est beaucoup plus réservée - « Les grèves doivent être les plus courtes possible », a même lâché François Hollande - et cherche surtout à faire porter la responsabilité du « blocage » à l'exécutif, dont la méthode serait « arbitraire et autoritariste ».

 

Les obstacles ont cette fois été contournés par la mise en avant de deux principes communs : la préservation des retraites par répartition et la recherche de nouvelles sources de financement tels un changement d'assiette des cotisations, la taxation des « superprofits » des compagnies pétrolières et des stock-options. Quant à la méthode, tous demandent de nouvelles négociations.

 

Comité de liaison et d'échanges

 

L'essentiel pour les chefs de parti était de montrer leur disposition à travailler en commun. Résultat, tous sont sortis en disant du bien de la réunion et ont confirmé la création d'un « comité de liaison et d'échanges » dont la prochaine rencontre aura lieu le 11 décembre. Les sujets qui fâchent vraiment (le mini-traité européen et les stratégies municipales) n'ont été qu'effleurés. Seule la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, a fait part de son désir « d'éviter l'hypocrisie » lorsque le président du PRG, Jean-Michel Baylet, a vertement critiqué « la brutalité sociale » du gouvernement... vingt-quatre heures avant de rencontrer le ministre Jean-Louis Borloo pour travailler sur d'éventuelles convergences avec les radicaux valoisiens (de droite).

 

 

 

 

 

 

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