Les nouvelles têtes d’affiche au Sénat

Publié le par PRG

Sénat
Profession Politique le 23 septembre 2008

Quelques personnalités ont profité de ces sénatoriales pour conquérir ou reconquérir un statut de parlementaire.

Il a longtemps été présenté comme “le numéro trois du PS”. Puis comme “numéro 2” et maire de Dijon. Et le voilà sénateur-maire de la cité des ducs de Bourgogne. En faisant son entrée au Palais du Luxembourg, François Rebsamen ajoute enfin à son CV la ligne “parlementaire”. Avec le président du conseil régional de Bourgogne, François Patriat, lui aussi élu dimanche, il symbolise la razzia de la gauche sur une terre de Côte-d’Or traditionnellement ancrée à droite. Mais que ce fut juste ! Seulement cinquième à l’issue du premier tour, Rebsamen a décroché, au second tour et après d’âpres négociations, le troisième et dernier siège en jeu en ne devançant que de treize voix le PRG Patrick Molinoz. Voir sa fiche.

 

Comme en Côte-d’Or, le PS, emmené par Edmond Hervé – qui retrouve ainsi un nouveau mandat après avoir quitté la mairie de Rennes en début d’année –, a frappé un grand coup en Ille-et-Vilaine. Dans ce département où il n’avait jamais eu de sénateur sous la Ve République, le parti socialiste en a obtenu trois d’un coup, ne laissant qu’un seul siège à l’UMP. Malgré la présence d’une liste PRG, celle emmenée par l’ancien ministre de Pierre Mauroy et Laurent Fabius a obtenu, lors de ce scrutin à la proportionnelle, près de la moitié des suffrages des grands électeurs. Voir sa fiche.

 

  En Gironde, Marie-Hélène des Esgaulx fait quasiment figure de rescapée. Placée en deuxième position sur la liste menée par Xavier Pintat, elle a obtenu… le second des deux sièges sauvés par l’UMP, qui en détenait trois. La faute notamment à la liste dissidente menée par le sortant Gérard César, réélu au détriment d’Hugues Martin, l’éternel second d’Alain Juppé. À noter que Marie-Hélène des Esgaulx, réélue députée en juin 2007, devra évidemment quitter le Palais-Bourbon. Sa démission entraînera une élection législative partielle qui pourrait permettre, selon le scénario échafaudé à l’UMP, au maire d’Arcachon Yves Foulon, très proche de Nicolas Sarkozy, de faire prochainement son entrée à l’Assemblée nationale. Voir sa fiche.

 

C’est le grand retour du “Che” ! Alors que son départ progressif de la vie politique semblait engagé, Jean-Pierre Chevènement revient par la grande porte via ces élections sénatoriales. Battu par le PS aux législatives de 2007, l’ancien ministre avait dans la foulée quitté sa mairie de Belfort. Aujourd’hui, il prend sa revanche sur les socialistes en dominant, de 22 voix au deuxième tour, le sénateur sortant Yves Ackermann, également président du conseil général du Territoire-de-Belfort. Désormais remis sur les rails, Jean-Pierre Chevènement – qui a repris la présidence active du MRC en juin – entend désormais, outre la défense de grands dossiers régionaux comme le TGV Rhin-Rhône, faire avancer ses projets d’une “confédération à gauche” et d’“organisation de primaires ouvertes pour la désignation du candidat de la gauche à la présidence de la République”. Deux messages qu’il a martelés dès l’annonce officielle de son élection dimanche. Voir sa fiche.

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Publié dans article sur le PRG

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