Discours de Sarkozy sur la crise financière
Dépêche 1
TOULON, 25 septembre 2008 (AFP) - Nicolas Sarkozy a assuré jeudi que la réforme "indispensable" de la taxe professionnelle ne serait "pas
différée", liant sa "disparition à terme" à la suppression des échelons territoriaux.
"La France ne s'en sortira pas en investissant moins mais en investissant plus", a-t-il dit lors d'un discours prononcé à Toulon.
"C'est la raison pour laquelle désormais de nouveaux investissements seront exonérés de la taxe professionnelle qui les pénalise", a-t-il poursuivi.
"Une grande concertation sera organisée avec les collectivités locales pour que soit trouvée une ressource de remplacement qui ait moins d'effets nocifs sur l'économie", a poursuivi M. Sarkozy.
"Si nous arrivons à diminuer le nombre d'échelons territoriaux, alors nous pourrons poser clairement la question de la disparition à terme de la taxe professionnelle", a indiqué le chef de l'Etat.
"Moins d'échelon c'est moins d'impôt, plus d'échelon c'est plus d'impôt!", a-t-il lancé sous les applaudissements du Zénith de Toulon.
TOULON, 25 septembre 2008 (AFP) - Le président Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi à Toulon que l'extension du bonus-malus "se fera", mais "dans la concertation" et "progressivement".
"Ce système extrêmement incitatif du bonus-malus qui permet de gagner des années dans le changement des modes de consommation sera étendu à d'autres produits. Cette extension se fera dans la concertation. Elle se fera progressivement. Mais elle se fera", a insisté le chef de l'Etat dans son discours de politique économique.
"J'en prends l'engagement. Comme je prends l'engagement solennel que toutes les conclusions du Grenelle de l'environnement seront mises en oeuvre", a-t-il ajouté.
"Utiliser la fiscalité pour relever le défi écologique, c'est
indispensable", a-t-il estimé.
Dépêche 2
TOULON, 25 septembre 2008 (AFP) - Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi que "30.600 emplois publics" seraient supprimés en 2009, dans le cadre du non-remplacement d'un agent de l'Etat sur deux partant à la retraite, lors d'un discours à Toulon à la veille de la présentation du budget de l'Etat.
"Pour retrouver des marges de manoeuvre et pour préparer l'avenir, les dépenses de fonctionnement de l'Etat doivent diminuer", a déclaré M. Sarkozy.
"L'année prochaine c'est un total sans précédent de 30.600 emplois publics qui seront supprimés dans la Fonction publique" d'Etat (2,5 millions d'agents), a lancé le président de la République.
Ce chiffre avait déjà été annoncé au mois de juillet dans un document du ministère du Budget présenté au moment du débat d'orientation budgétaire à l'Assemblée nationale.
Ce document précisait également que pour 2009, 13.500 postes seraient supprimés dans l'Education (sur environ un million), 8.250 dans la Défense (426.000 au total), 2.953 à l'Intérieur (sur 190.000) et 2.812 pour le ministère du Budget et de la Fonction publique.
En 2008, 22.900 postes de fonctionnaires, soit un départ à la retraite sur trois non remplacé, avait été supprimés.
Réagissant à l'annonce de M. Sarkozy, le leader de la FSU (premier syndicat de la Fonction publique d'Etat), Gérard Aschieri, a estimé jeudi soir qu'il s'agissait d'un "très mauvais choix. Ca oublie que la Fonction publique et notamment des secteurs importants comme l'Education et la Recherche, sont un investissement pour l'avenir".
"Cet acharnement, c'est une sorte de marque de l'impuissance du
gouvernement à avoir une politique économique qui permette d'avancer de vraies solutions pour la croissance", a-t-il ajouté.
Dépêche 3
BRUXELLES, 25 septembre 2008 (AFP) - La crise mondiale sur les marchés relance en Europe le débat sur la limitation des salaires des dirigeants d'entreprise et des opérateurs du système financier, que certains veulent ériger en nouvelle priorité dans leur croisade pour moraliser le
capitalisme.
"On peut parler de schizophrénie quand le système de rémunération et de motivation des banques stimule la chasse aux profits, sans prendre en compte les risques. Nous voulons changer cela", a déclaré jeudi le ministre des Finances allemand Peer Steinbrück.
"Je n'hésite pas à dire que les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent désormais être encadrés. Il y a eu trop d'abus, trop de scandales", a déclaré pour sa part le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy, qui préside actuellement l'UE, lors de son discours de politique économique à Toulon.
Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, au nom de la présidence française de l'UE, et le commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Almunia avaient déjà indiqué qu'il fallait se pencher sur ce sujet. Les ministres des Finances aborderont la question dès leur prochaine réunion le 7 octobre.
Même le Royaume-Uni, où est basée la première place financière européenne, la City de Londres, prend ses distances avec la loi du marché en la matière: le ministre britannique des Finances Alistair Darling a souhaité que les bonus soient vus désormais comme la récompense d'un comportement favorisant la stabilité des institutions financières.
Dès 2004, la Commission européenne avait recommandé un meilleur contrôle des rémunérations.
Elle avait invité les gouvernements de l'UE à "veiller à ce que les sociétés publient des informations" sur la rémunération de leurs
administrateurs et à ce que les actionnaires "puissent exercer un contrôle adéquat sur ces questions". Mais à ce jour, seuls quelques pays européens ont pris des mesures pour mieux contrôler les rémunérations des
dirigeants.
Il s'agit en particulier des Pays-Bas, dont le gouvernement a proposé plusieurs mesures fiscales "centrées sur les rémunérations excessives" des patrons, qui devraient entrer en vigueur le 1er janvier, après une ratification attendue d'ici la fin de l'année par le Sénat.
Ce texte prévoit notamment de taxer les parachutes dorés à hauteur de 30% pour les personnes dont le salaire annuel dépasse les 500.000 euros, à condition que la prime soit supérieure au salaire annuel.
En France, les députés ont aussi adopté à l'automne 2007 des mesures pour encadrer les parachutés dorés. De même, la législation sur les
stock-options a été durcie.
Mais avec la crise financière, les dirigeants européens semblent
aujourd'hui vouloir aller plus loin.
"Il y a deux axes de réflexion possibles, les salaires des patrons et les rémunérations des opérateurs financiers, ce deuxième sujet étant beaucoup plus difficile à appréhender", souligne un diplomate européen, précisant que "la forme que pourrait prendre une initiative n'est pas évidente".
"Il y a une palette d'instruments assez vaste, plus ou moins
contraignants. Il n'est pas sûr que les Etats veuillent légiférer au niveau européen", estime-t-il.
En mai dernier, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, avait annoncé que les pays européens examineraient des mesures à prendre "pour lutter contre les excès" de certains salaires. Mais cette déclaration est restée sans suite.
Dépêche 4
TOULON, 25 septembre 2008 (AFP) - Le président Nicolas Sarkozy a indiqué jeudi dans un discours à Toulon que la future taxe servant à financer le Revenu de solidarité active (RSA) "sera diminuée au fur et à mesure" que cette aide sociale sera mise en oeuvre.
"J'assume la décision de financer le RSA en taxant légèrement les revenus financiers qui depuis des années augmentent plus vite que les revenus du travail", a déclaré M. Sarkozy alors que ce mode de financement a été critiqué à droite. Il a évoqué une "décision juste et raisonnable".
Affirmant que cela "ne remet pas en cause l'objectif de baisse globale des prélèvements", le chef de l'Etat a ajouté que "la taxe sur les revenus de l'épargne sera diminuée au fur et à mesure qu'un nombre croissant de ceux qui jusqu'à présent étaient piégés par l'assistance seront incités à reprendre un travail".
Le Haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch a présenté jeudi à l'Assemblée le projet de loi emblématique sur le RSA en cherchant "l'équilibre" entre libéraux de l'UMP et le PS
Dépêche 5
TOULON, 25 septembre 2008 (AFP) - Nicolas Sarkozy a souligné jeudi la gravité d'une crise économique et financière mondiale qui provoque la "peur", stigmatisant le dévoiement du capitalisme et s'engageant à protéger l'épargne et le système bancaire français.
Le chef de l'Etat a aussi promis une remise en ordre du système et la poursuite des réformes structurelles, dans un discours très attendu prononcé à Toulon devant plusieurs milliers de personnes.
La crise "est en train de bouleverser le monde" et les Français doivent savoir qu'elle "aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d'achat", a-t-il lancé.
C'est en admettant cette "vérité", a assuré le président, que l'on pourra "rétablir la confiance" et "vaincre la peur".
Nicolas Sarkozy a promis que l'Etat garantirait "la sécurité et la continuité" du système bancaire et financier français s'il était menacé par la crise internationale.
"Si elles (les banques) devaient êtres mises en difficulté par la
spéculation, je n'accepterais pas qu'un seul déposant perde un seul euro parce qu'un établissement financier se révèlerait dans l'incapacité de faire face à ses engagements", a-t-il ajouté, vivement applaudi.
M. Sarkozy a longtemps critiqué les défaillances d'un "capitalisme financier qui avait imposé sa logique à toute l'économie et avait
contribué à la pervertir".
"Les modes de rémunération des dirigeants et des opérateurs doivent être désormais encadrés" pour mettre fin aux "abus", a-t-il lancé, ajoutant que le gouvernement règlerait le problème au besoin "par la loi avant la fin de l'année".
Quant aux "responsables de ce naufrage", ils doivent être "sanctionnés au moins financièrement".
Il faut aussi, a-t-il dit, "réglementer les banques pour réguler le système. Car les banques sont au coeur du système", et en France, "l'Etat y jouera un rôle actif".
Le président s'est dit "convaincu que le mal est profond et qu'il faut remettre à plat tout le système financier et monétaire mondial, comme on le fit à Bretton-Woods après la Seconde Guerre Mondiale, afin de créer les outils d'une régulation mondiale que la globalisation et la mondialisation des échanges rendent désormais nécessaires".
"Quand les banques centrales font tous les jours toute la trésorerie des banques et quand le contribuable américain s'apprête à dépenser mille milliards de dollars pour éviter la faillite généralisée, a-t-il plaidé, il me semble que la question de la légitimité des pouvoirs publics à intervenir dans le fonctionnement du système financier ne se pose plus!".
La crise, a-t-il ensuite redit, "appelle à accélérer le rythme des réformes et non à le ralentir".
M. Sarkozy a ainsi confirmé la prochaine seconde étape de la réforme de l'Etat, celle des collectivités locales et celle de la taxe
professionnelle.
Il a également confirmé que "30.600 emplois publics" seraient supprimés en 2009, dans le cadre du non remplacement d'un agent de l'Etat sur deux partant à la retraite.
Il a enfin redit qu'il n'accepterait pas "de hausses des impôts et des taxes qui réduiraient le pouvoir d'achat des Français", mais aussi qu'il ne mènerait pas de "politique d'austérité qui aggraverait la récession".
Le ralentissement économique a contraint le gouvernement à revoir
fortement à la baisse ses prévisions de croissance, tablant désormais cette année et l'an prochain sur une progression du PIB "autour de 1%".
Dépêche 6
TOULON, 25 septembre 2008 (AFP) - Nicolas Sarkozy a lié jeudi la "disparition à terme" de la taxe professionnelle à la diminution des échelons territoriaux, dont la réforme débutera dès le mois de janvier.
"La France ne s'en sortira pas en investissant moins mais en investissant plus", a dit le chef de l'Etat lors d'un discours prononcé à Toulon.
"C'est la raison pour laquelle désormais de nouveaux investissements seront exonérés de la taxe professionnelle qui les pénalise", a-t-il poursuivi.
"Une grande concertation sera organisée avec les collectivités locales pour que soit trouvée une ressource de remplacement qui ait moins d'effets nocifs sur l'économie", a poursuivi M. Sarkozy.
"Si nous arrivons à diminuer le nombre d'échelons territoriaux, alors nous pourrons poser clairement la question de la disparition à terme de la taxe professionnelle", a indiqué le chef de l'Etat.
"Moins d'échelon c'est moins d'impôt, plus d'échelon c'est plus d'impôt!", a-t-il lancé sous les applaudissements du Zénith de Toulon.
Selon Nicolas Sarkozy, "le grand chantier de la réforme de nos administrations locales sera ouverte dès janvier prochain".
Dépêche 7
TOULON, 25 septembre 2008 (AFP) - Le président Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi le lancement en janvier du "grand chantier" de la réforme des administrations locales.
"Le grand chantier de la réforme de nos administrations locales sera ouvert dès le mois de janvier", a-t-il dit lors d'un discours prononcé à Toulon.
"Le moment est venu de poser la question des échelons de collectivités locales car le nombre et l'enchevêtrement des compétences est une source d'inefficacité et de dépenses supplémentaires", a-t-il poursuivi.
"Si nous voulons une économie compétitive, nous ne pouvons plus lui faire supporter un poids excessif des dépenses publiques. J'assumerai mes responsabilités sur la diminution des effectifs et sur la réforme des échelons territoriaux français", a-t-il dit.
Dépêche 8
TOULON, 25 septembre 2008 (AFP) - Le président Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi à Toulon son intention d'accélérer le remplacement des centrales nucléaires "par les centrales de la nouvelle génération".
"Le remplacement de nos centrales nucléaires par les centrales de la nouvelle génération sera accéléré", a déclaré le chef de l'Etat dans un discours sur la situation économique, après avoir assuré que le gouvernement allait "développer massivement les programmes de recherche dans les nouvelles sources d'énergie" et "les technologies propres".
M. Sarkozy avait annoncé début juillet la construction, en France, d'un deuxième réacteur nucléaire de troisième génération EPR dont la construction pourrait démarrer en 2011.
Un premier EPR est actuellement en chantier à Flamanville (Manche, ouest) et doit entrer en service en 2012.
Dépêche 9
TOULON, 25 septembre 2008 (AFP) - Le président Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi à Toulon que l'extension du bonus-malus "se fera", mais "dans la concertation" et "progressivement".
"Ce système extrêmement incitatif du bonus-malus qui permet de gagner des années dans le changement des modes de consommation sera étendu à d'autres produits. Cette extension se fera dans la concertation. Elle se fera progressivement. Mais elle se fera", a insisté le chef de l'Etat dans son discours de politique économique.
"J'en prends l'engagement. Comme je prends l'engagement solennel que toutes les conclusions du Grenelle de l'environnement seront mises en oeuvre", a-t-il ajouté.
"Utiliser la fiscalité pour relever le défi écologique, c'est indispensable", a-t-il estimé. "Il faut taxer davantage la pollution".
Afin de mettre un terme à la cacophonie gouvernementale sur la fiscalité verte dans le projet de loi de finances 2009, M. Sarkozy avait réuni le 19 septembre à l'Elysée ses ministres du Budget Eric Woerth et du Développement durable Jean-Louis Borloo, ainsi que le secrétaire d'Etat à l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet.
Il s'était alors déclaré favorable à une "deuxième expérimentation du bonus-malus", mais avait demandé la convocation d'un "groupe de travail" pour déterminer la famille de produits concernés.
Dépêche 10
TOULON, 25 septembre 2008 (AFP) - Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi qu'il n'accepterait pas "de hausses des impôts et des taxes qui réduiraient le pouvoir d'achat des Français", lors d'un discours prononcé à Toulon.
"Dans la situation où se trouve l'économie, je ne conduirai pas une politique d'austérité parce que l'austérité aggraverait la récession", a lancé le chef de l'Etat.
"Je n'acceperai donc pas des hausses d'impôts et des taxes qui réduiraient le pouvoir d'achat des Français car notre objectif c'est de leur rendre du pouvoir d'achat et non de leur en prendre", a-t-il poursuivi.
Durant sa campagne électorale, le président de la République s'était engagé à ramener le taux de prélèvements obligatoires français dans la moyenne des pays de l'Union européenne, soit environ 40% du PIB. En 2007, ce taux était de 43,3% en France.
Le pouvoir d'achat devrait reculer de 0,8% en 2008, a prévu l'Institut national de la consommation dans une récente enquête, après une hausse de 1,4% en 2007.
Ces chiffres contrastent avec l'optimisme de l'Institut national de la statistique (Insee), qui prévoit pour cette année une hausse de 0,9% du pouvoir d'achat, certes en ralentissement par rapport aux +3,3% dont il faisait état pour 2007, mais soutenu par "une dynamique salariale plus vigoureuse".
Concernant la fiscalité des entreprises, "je n'accepterai pas d'augmenter les charges qui pèsent" sur elles "parce que ce serait affaiblir leur compétitivité quand, au contraire, il faudrait la renforcer", a déclaré le chef de l'Etat.
"Faire payer les entreprises sous prétexte que ce serait indolore, ce serait commettre la même erreur économique que celle qui fut faite en France au milieu des années 1970 lors du premier choc pétrolier avec les résultats désastreux que l'on connaît".
Depuis plusieurs semaines, les organisations patronales appellent à une baisse des charges sur les entreprises, qui pénalisent selon elles, leurs résultats et leurs investissements.
Dépêche 11
TOULON, 25 septembre 2008 (AFP) - Le président Nicolas Sarkozy a fait jeudi un pas de plus vers la réforme des administrations et collectivités locales, en annonçant l'ouverture d'un chantier sur ce sujet dès janvier.
"Le grand chantier de la réforme de nos administrations locales sera ouvert dès le mois de janvier", a-t-il dit lors d'un discours prononcé à Toulon.
"Le moment est venu de poser la question des échelons de collectivités locales car le nombre et l'enchevêtrement des compétences est une source d'inefficacité et de dépenses supplémentaires", a-t-il poursuivi.
"Si nous voulons une économie compétitive, nous ne pouvons plus lui faire supporter un poids excessif des dépenses publiques. J'assumerai mes responsabilités sur la diminution des effectifs et sur la réforme des échelons territoriaux français", a-t-il dit.
M. Sarkozy a lié par ailleurs cette réforme à la disparition à terme de la taxe professionnelle.
"La France ne s'en sortira pas en investissant moins mais en investissant plus", a-t-il dit. "C'est la raison pour laquelle désormais de nouveaux investissements seront exonérés de la taxe professionnelle qui les pénalise", a-t-il poursuivi.
"Une grande concertation sera organisée avec les collectivités locales pour que soit trouvée une ressource de remplacement qui ait moins d'effets nocifs sur l'économie", a poursuivi M. Sarkozy.
"Si nous arrivons à diminuer le nombre d'échelons territoriaux, alors nous pourrons poser clairement la question de la disparition à terme de la taxe professionnelle", a indiqué le chef de l'Etat.
"Moins d'échelon c'est moins d'impôt, plus d'échelon c'est plus d'impôt!", a-t-il lancé sous les applaudissements, au Zénith de Toulon.
Le débat sur une diminution des échelons territoriaux a été lancé il y a près d'un an par la commission présidée par l'ex-sherpa de François Mitterrand, Jacques Attali, qui préconisait la suppression des départements. M. Sarkozy s'était alors déclaré en désaccord avec cette proposition.
Pour sa part, l'association des petites villes de France (APVF) s'est alarmée contre la possibilité nouvelle pour les conseillers d'administration de diriger les sous-préfectures, y voyant à terme leur suppression.
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, a estimé de son côté mercredi qu'il fallait dans un premier temps réformer les collectivités locales, en faisant fusionner départements et régions, avant de toucher à la fiscalité locale.
La taxe professionnelle est payée chaque année par les personnes physiques ou morales qui exercent en France une activité professionnelle non salariée. Avec les taxes d'habitation et foncières (bâti et non bâti), elle sert au financement du budget des communes, des départements et des régions.
Dépêche 12
TOULON, 25 septembre 2008 (AFP) - Alors que la tempête financière continue à balayer la planète et que la croissance pique du nez, Nicolas Sarkozy a reconnu jeudi à Toulon la gravité d'une crise qui suscite "la peur" mais s'est engagé à protéger les Français de ses effets et à continuer les réformes.
Devant près de 4.000 personnes --élus, responsables socio-économiques ou militants UMP-- et une partie de son gouvernement, le chef de l'Etat a longuement détaillé son diagnostic d'une crise causée par "capitalisme perverti" et s'est prononcé, comme il l'avait fait à New York, pour une "remise à plat" de l'ensemble du système financier international.
Tout au long d'un discours de plus d'une demi-heure, Nicolas Sarkozy s'est attaché à parler un langage de "vérité", seule capable à ses yeux de "rétablir la confiance" et de "vaincre la peur" qui s'est emparée des Français.
La crise "est en train de bouleverser le monde", elle "n'est pas finie", "ses conséquences seront durables" et la France ne sera pas "à l'abri", a posé d'entrée le président.
"Nous venons de passer à deux doigts de la catastrophe", a-t-il dit.
"Dire la vérité aux Français, c'est leur dire que la crise actuelle aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d'achat", a-t-il asséné.
Comme il l'avait déjà fait mardi de la tribune de l'ONU à New York, Nicolas Sarkozy a dénoncé les défaillances d'un "capitalisme financier qui avait imposé sa logique à toute l'économie et avait contribué à la pervertir".
Entre autres "cibles", il a visé les rémunérations des dirigeants d'entreprises et des opérateurs financiers, comme les "parachutes dorés", qui "doivent désormais être encadrés" pour mettre fin aux "abus" et aux "scandales". A défaut d'accord entre professionnels, le gouvernement "règlera le problème par la loi avant la fin de l'année", a-t-il menacé.
Nicolas Sarkozy a également réaffirmé sa volonté de voir "les responsables de ce naufrage" sanctionnés, "au moins financièrement".
Pour rassurer les épargnants, le président a pris "l'engagement solennel" que l'Etat garantirait "la sécurité et la continuité" du système bancaire et financier français s'il était menacé par la crise.
"Je n'accepterai pas qu'un seul déposant perde un seul euro parce qu'un établissement financier se révèlerait dans l'incapacité de faire face à ses engagements", a-t-il ajouté sous les applaudissements.
Evoquant les remèdes à apporter à ce "mal profond", Nicolas Sarkozy a souhaité que le sommet international qu'il a proposé à ses pairs en novembre soit l'occasion d'une "remise à plat" complète du système, "comme on le fit à Bretton-Woods après la Seconde Guerre mondiale".
Mais il a aussi estimé que la crise "appelle à accélérer le rythme des réformes et non à le ralentir".
M. Sarkozy a ainsi confirmé le lancement d'une deuxième étape de la réforme de l'Etat, de celles des collectivités locales et de la taxe professionnelle, tout comme la suppression de "30.600 emplois publics" en 2009.
A la veille de présenter un projet de budget 2009-2011 rendu délicat par une croissance en berne, il a refusé toute "hausse des impôts et des taxes qui réduirait le pouvoir d'achat des Français".
Sans surprise, la droite a salué le discours du président. Le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez a estimé qu'il avait "montré l'image d'un capitaine courage tenant fermement le gouvernail".
Le premier secrétaire du PS François Hollande a déploré la "lucidité tardive" de Nicolas Sarkozy pour "reconnaître les méfaits du capitalisme".
Dépêche 13
TOULON, 25 septembre 2008 (AFP) - Le président Nicolas Sarkozy a fait jeudi un pas de plus vers la réforme des administrations et collectivités locales, en annonçant l'ouverture d'un chantier sur ce sujet dès janvier.
"Le grand chantier de la réforme de nos administrations locales sera ouvert dès le mois de janvier", a-t-il dit lors d'un discours prononcé à Toulon.
"Le moment est venu de poser la question des échelons de collectivités locales car le nombre et l'enchevêtrement des compétences est une source d'inefficacité et de dépenses supplémentaires", a-t-il poursuivi.
"Si nous voulons une économie compétitive, nous ne pouvons plus lui faire supporter un poids excessif des dépenses publiques. J'assumerai mes responsabilités sur la diminution des effectifs et sur la réforme des échelons territoriaux français", a-t-il dit.
M. Sarkozy a lié par ailleurs cette réforme à la disparition à terme de la taxe professionnelle.
"La France ne s'en sortira pas en investissant moins mais en investissant plus", a-t-il dit. "C'est la raison pour laquelle désormais de nouveaux investissements seront exonérés de la taxe professionnelle qui les pénalise", a-t-il poursuivi.
"Une grande concertation sera organisée avec les collectivités locales pour que soit trouvée une ressource de remplacement qui ait moins d'effets nocifs sur l'économie", a poursuivi M. Sarkozy.
"Si nous arrivons à diminuer le nombre d'échelons territoriaux, alors nous pourrons poser clairement la question de la disparition à terme de la taxe professionnelle", a indiqué le chef de l'Etat.
"Moins d'échelon c'est moins d'impôt, plus d'échelon c'est plus d'impôt!", a-t-il lancé sous les applaudissements, au Zénith de Toulon.
Le débat sur une diminution des échelons territoriaux a été lancé il y a près d'un an par la commission présidée par l'ex-sherpa de François Mitterrand, Jacques Attali, qui préconisait la suppression des départements. M. Sarkozy s'était alors déclaré en désaccord avec cette proposition.
Pour sa part, l'association des petites villes de France (APVF) s'est alarmée contre la possibilité nouvelle pour les conseillers d'administration de diriger les sous-préfectures, y voyant à terme leur suppression.
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, a estimé de son côté mercredi qu'il fallait dans un premier temps réformer les collectivités locales, en faisant fusionner départements et régions, avant de toucher à la fiscalité locale.
La taxe professionnelle est payée chaque année par les personnes physiques ou morales qui exercent en France une activité professionnelle non salariée. Avec les taxes d'habitation et foncières (bâti et non bâti), elle sert au financement du budget des communes, des départements et des régions