Gérard Larcher (UMP) devrait accéder à la présidence du Sénat

Publié le par PRG

PARIS, 29 septembre 2008 (AFP) - L'ancien ministre du Travail Gérard Larcher (UMP) devrait, sauf énorme surprise, accéder mercredi à la présidence du Sénat, après avoir évincé la semaine dernière son principal rival, Jean-Pierre Raffarin.

Les sénateurs voteront le jour de l'ouverture de la session ordinaire à bulletins secrets. Après un discours du doyen Serge Dassault (83 ans), chaque sénateur déposera son bulletin dans une urne placée sur la tribune de l'hémicycle.

Pour être élu, le président doit obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés au premier ou au deuxième tour; au troisième tour, la majorité relative est suffisante. En cas d'égalité, le plus âgé l'emporte.

Le sénateur-maire de Rambouillet (Yvelines), désigné candidat de l'UMP lors d'une primaire qu'il a remportée haut la main mercredi avec 78 voix devant l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (56 voix) et Philippe Marini (17 voix), devrait décrocher ce poste prestigieux et succéder à Christian Poncelet.

L'UMP, malgré la perte d'une dizaine de sièges, a la majorité relative et la candidature en franc-tireur du sénateur UMP de l'Orne Alain Lambert ne devrait pas trop gêner Gérard Larcher.

"Pas une voix UMP ne manquera à Gérard Larcher", a martelé à l'issue de la primaire une des figures historiques du groupe, Josselin de Rohan, président de la commission des Affaires étrangères.

"Cette primaire laissera des traces, l'écart des votes montre qu'il y a eu des +traîtres+ à l'égard de Raffarin et ses proches vont vouloir se venger, mais cela se passera après, au moment des nominations dans les instances du Sénat", a souligné une source parlementaire à l'UMP.

Le PS présentera un candidat, probablement le sénateur de l'Ariège Jean-Pierre Bel qui devrait être reconduit à la présidence du groupe mardi.

L'élection au "plateau" sera un premier test pour une majorité "quelque peu fragilisée" par les élections du 21 septembre, selon les termes de Jean-Pierre Raffarin.

L'UMP devrait compter 152 membres contre 157 précédemment mais avec une assemblée qui est passée de 331 à 343 sièges et donc une majorité absolue désormais située à 172 élus. La composition exacte des groupes sera connue le 2 octobre.

Cette présidence sera éminemment politique. Avec une poussée plus forte que prévue de la gauche le 21 septembre, le Sénat ne fait plus figure désormais de bastion inexpugnable de la droite, risquant de basculer à gauche lors du prochain renouvellement de 2011.

"Le président du Sénat devra faire de cette échéance un enjeu essentiel de son mandat", "il n'y a pas de fatalité pour nous à passer sur les bancs de l'opposition à sept mois des présidentielles de 2012", a soutenu Gérard Larcher lors de son grand oral devant le groupe UMP.

"Il y a un enjeu qui semble aujourd'hui se dessiner", "il va falloir se placer dans cette perspective", a indiqué Jean-Pierre Bel. La gauche - PS, PCF, Verts, Radicaux de gauche et DVG - compte désormais 154 élus.

Publicité

Publié dans dépêche sur le PRG

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article