Election annulée à Perpignan: "Justice est faite" , selon la candidate PS

Publié le par PRG

PERPIGNAN, 7 octobre 2008 (AFP) - La tête de la liste de gauche et Modem aux municipales de mars à Perpignan, Jacqueline Amiel-Donat, a estimé que "justice était faite" après la décision mardi du tribunal administratif de Montpellier d'annuler l'élection, qui avait vu la victoire du maire sortant UMP Jean-Paul Alduy.

"J'ai eu les larmes aux yeux ce matin à l'annonce de la décision: justice était faite! J'éprouve maintenant un sentiment de plénitude, tout est en ordre", a déclaré Mme Amiel-Donat, au cours d'une conférence de presse dans une brasserie de la ville, entourée de représentants du PCF, du PS et du PRG.

"Je suis professeur de droit et avocate, je crois au droit et à la justice. La décision rendue est conforme à mes convictions profondes", a-t-elle dit. "Cette affaire de chaussettes a fait le tour de la France et du monde. Le seul moyen de tourner la page est de recommencer sereinement, calmement. Le scrutin sera ce qu'il sera", a-t-elle ajouté.

"Jean-Paul Alduy aurait eu tout intérêt à reconnaître cette fraude et à décider avec moi que cela (le scrutin, ndlr) soit refait. Il aurait gagné en dignité au lieu de s'accrocher à cette victoire entachée", a estimé Mme Amiel-Donat.

"Une fois la décision de revoter définitive, alors on rentrera dans le temps électoral. Concentrons-nous aujourd'hui sur ce débat juridique, le seul qui vaille la peine de se battre: le reste, ce sont des scories", a-t-elle souligné.

A son côté, Nicole Gaspon, membre du PCF, a estimé que la décision du tribunal constituait "un séisme" et a appelé à un grand rassemblement à gauche.

Mardi, le tribunal administratif de Montpellier a annulé l'élection, estimant que la fraude "à la chaussette" était avérée et que le faible écart de voix entre les candidats pouvait altérer la sincérité du résultat.

Le jugement a précisé que la prochaine élection devra être surveillée par un juge du tribunal.

Au second tour en mars, la liste d'union gauche-MoDem de Mme Ameil-Donat avait été battue de 574 voix par celle du maire sortant.

L'élection avait été entachée d'incidents et irrégularités présumées dans un bureau de vote où le président avait été trouvé en possession de bulletins de vote et d'enveloppes dissimulés dans ses poches et ses chaussettes, lors du dépouillement.

 

fm/jlc/sh

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Publié dans dépêche sur le PRG

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