Les responsables de gauche exceptés les radicaux de gauche, partagent timidement leur analyse de la crise

Publié le par PRG

Le  21 octobre 2008 AP

L
a crise financière rend nécessaire une réforme "audacieuse" du capitalisme, ont affirmé ensemble les responsables des principaux partis de gauche mardi soir, sans pour autant s'entendre sur des propositions communes, lors de la première des rencontres prévues pour élaborer un "projet commun".

Devant moins de cent personnes réunies dans une salle trop grande au conseil régional d'Ile-de-France à Paris, François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Cécile Duflot (Les Verts), Jean-Pierre Chevènement (MRC) et Jean-Michel Baylet (PRG) ont présenté leur analyse de la crise lors d'une rencontre sous le thème "quelle alternative politique dans la mondialisation?"

Pour tous, la crise crée la nécessité d'une réforme profonde et sérieuse du capitalisme. Les dirigeants se sont accordés pour reprendre plusieurs des principaux thèmes défendus par Nicolas Sarkozy, comme la réforme de la parité des monnaies, des organisations nationales, ou encore l'interdiction des paradis financiers.

Mais ils ont aussi répété des lignes de fracture bien connues. L'eurosceptique Jean-Pierre Chevènement a ainsi souligné le rôle des Etats dans cette crise, s'attirant quelques railleries. Cécile Duflot, après avoir défendu la nécessité d'une rupture écologiste avec le productivisme, a attendu en vain que François Hollande ne cite l'écologie au rang de ses préoccupations.

Il s'agissait d'un timide démarrage pour l'élaboration prévue d'un "projet commun" entre les cinq partis, qui s'étaient entendus pour se rencontrer, à la mi-septembre lors d'une rencontre entre Marie-George Buffet, François Hollande et Cécile Duflot en marge de la Fête de l'Humanité.

"C'est un début", estimait la communiste Marie-George Buffet avant la rencontre. Optimiste, François Hollande a souligné que "c'est la première fois qu'on se met dans cette situation de construire un programme alternatif avec toute la gauche". Ou plutôt presque toute, puisque l'extrême gauche, en particulier la LCR d'Olivier Besancenot, reste en marge de ce débat.

Pour autant, les conclusions de cette première rencontre restaient timides, sans doute perturbées par l'incertitude provoquée par la perspective des congrès à venir au PS, chez les Verts et au Parti communiste, les trois principales formations présentes. "Le Parti socialiste aura forcément à poursuivre ce que j'ai engagé", a voulu rassurer François Hollande. Mais les congrès "représentent une gêne considérable pour la cohésion, la cohérence de la gauche, pour que nous nous mettions en ordre de bataille", a noté Jean-Michel Baylet pour le Parti radical de gauche.

Les analyses divergentes semblent devoir gêner elles aussi encore longtemps la discussion en cours. Ainsi, Jean-Pierre Chevènement a défendu l'idée de primaires pour désigner un futur candidat de gauche et celle d'une "confédération" entre les partis présents, s'attirant uniquement les rires de l'assistance. "Il a raison, mais pas sur tout", a immédiatement répondu Cécile Duflot. AP

Publicité

Publié dans dépêche sur le PRG

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article