Semaine politique : le PS en congrès, 11 novembre et G20 pour Sarkozy
PARIS, 8 novembre 2008 (AFP) - Le congrès du Parti socialiste, qui se déroule de vendredi à dimanche à Reims, ainsi que la participation de Nicolas Sarkozy aux cérémonies du 11 novembre et au G20 de Washington, domineront la semaine politique.
Une semaine tout juste après le verdict des urnes -qui a vu la motion de l'ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal arriver, à la surprise générale, nettement en tête (près de 30%)- responsables et militants socialistes prendront le chemin de la Cité des sacres pour un congrès qui doit tourner la page des années Hollande.
Alors que certains redoutent déjà un combat fratricide ou du moins s'interrogent sur la capacité des dirigeants du PS à parvenir à une synthèse, le numéro deux du parti, François Rebsamen, a assuré samedi à l'AFP que Reims ne serait pas une réédition du congrès de Rennes, théâtre en 1990 de violents affrontements entre fabiusiens et jospinistes.
D'ici là, les tractations et contacts discrets iront bon train entre les différentes motions.
Après avoir affirmé que le score de son ex-compagne "ne lui permet pas d'être majoritaire", l'encore patron du parti François Hollande a déclaré samedi sur son blog qu'il revenait "à la motion arrivée en tête la responsabilité" de proposer "une orientation majoritaire", "une stratégie cohérente d’alliance" mais aussi et surtout "un nom de premier secrétaire".
Le congrès de Reims écourtera du même coup, comme il est de tradition, la semaine parlementaire, les débats -volet dépenses du budget 2009 à l'Assemblée, projet de loi Sécu au Sénat- étant suspendus jeudi soir.
De son côté, Nicolas Sarkozy présidera mardi, pour le premier 11 novembre sans poilu, la commémoration du 90e anniversaire de l'armistice de 1918 non pas à Paris, comme habituellement, mais au fort de Douaumont (Meuse), haut lieu de la terrible bataille de Verdun qui fit plus de 300.000 morts en 1916.
Il sera accompagné du prince Charles, héritier de la couronne d'Angleterre venu avec son épouse Camilla, du grand-duc Henri de Luxembourg et du Premier ministre François Fillon, qui lui se rendra ensuite à Rethondes (Oise), où fut signé l'armistice mettant fin à la Première Guerre Mondiale.
Le chef de l'Etat s'envolera en fin de semaine pour Washington, pour un sommet du G20 censé apporter une réponse forte à la crise mondiale actuelle.
Dès le 25 septembre, Nicolas Sarkozy avait appelé à un nouveau Bretton Woods pour "remettre à plat tout le système financier et monétaire mondial".
Une idée soutenue notamment par le Premier ministre britannique Gordon Brown mais qui pourrait faire long feu. Le patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, s'est montré catégorique samedi : "beaucoup de gens parlent d'un Bretton Woods II. Ca sonne bien mais nous n'allons pas créer un nouveau traité international".
L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, très sceptique sur l'autre proposition de M. Sarkozy de "gouvernement économique européen", a déclaré lui aussi qu'il "ne faut pas s'imaginer qu'on trouvera une solution miracle, il n'y en a pas, mais une contribution au rétablissement de la confiance".
La crise sera aussi au menu de l'UMP. Le parti majoritaire, qui avait lancé mi-octobre une série d'ateliers sur la "refondation du capitalisme", fera mercredi un "point d'étape" sur ses travaux.